LA LIGNE VERTE : de quelle histoire vraie s'inspire le film ?
LA LIGNE VERTE est devenu un classique du cinéma par son interprétation magistrale et son récit fantastique tiré des écrits de Stephen King. Pourtant, tout n'est-il que fiction ? On rétablit la vérité autour du film disponible sur CANAL+.
LA LIGNE VERTE n'est qu'une fiction...
Frank Darabont, Stephen King, deuxième ! Après LES ÉVADÉS, le réalisateur reprend un autre enfant du maître du fantastique pour LA LIGNE VERTE, un récit racontant la rencontre entre Paul Edgecomb (Tom Hanks), gardien-chef d’un pénitencier, veillant au bon déroulement des exécutions capitales, et John Coffey (Michael Clarke Duncan), un colosse accusé d’un meurtre horrible, condamné à la peine capitale.
Comme d’habitude avec King, rien de ce qui se trouve dans LA LIGNE VERTE n’a vraiment eu lieu. Aucun des personnages n’a réellement existé. Néanmoins, le film, tout comme le roman, retranscrit une réalité historique, celle des couloirs de la mort dans les prisons américaines dans les années 1930 et de la ségrégation.
Pour plus de réalisme, les décors du pénitencier sont également inspirés d’une véritable prison, avec une reconstitution fidèle, presque documentaire.

… ou presque !
Néanmoins, la fiction de LA LIGNE VERTE peut être nuancée. Le récit du film partage plus d’un point commun avec une vraie affaire judiciaire américaine ayant eu lieu en 1944 en Caroline du Sud.
George Stinney Jr., adolescent noir de 14 ans, a été exécuté en 1944 pour le meurtre de deux fillettes blanches. Le procès a été expéditif, moins de trois heures, et sans que de réelles preuves aient été apportées, ni même de témoin ou d’avocat pour assurer sa défense. Il sera exécuté moins de trois mois plus tard. Trop petit pour atteindre le haut de la chaise électrique, un annuaire (ou une Bible) a été utilisé comme siège réhausseur.
Le plus triste est que l’homme a été innocenté à titre posthume 70 ans plus tard. Un parallèle assez similaire avec John Coffey, dont la grande taille a nécessité une adaptation des gardiens, comme pour jouer le miroir de Stinney. Toutefois, King n’a jamais déclaré publiquement s’être inspiré de cette histoire pour écrire LA LIGNE VERTE.
