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LES GOONIES fête ses 35 ans : pourquoi le film continue de séduire les jeunes générations ?

Sorti en 1985, LES GOONIES continue de passer sans problème l’épreuve du temps. Si le film de Richard Donner fonctionne toujours aussi bien, c’est parce qu’il réveille des sentiments universels liés à l’enfance, tout en offrant un spectacle total reposant sur un véritable sens de l’artisanat.
Posté par Kevin Romanet le 14 décembre 2020
LES GOONIES ou la célébration de l’enfance

Au-delà d’émouvoir les nostalgiques de l’ère de gloire des productions Amblin, LES GOONIES est encore capable d’impressionner un nouveau public, 35 ans après sa sortie. L’idée de base derrière le film provient de l’esprit de Steven Spielberg, producteur du long-métrage. Les innombrables possibilités qu’offre l’imaginaire des enfants est une thématique que le cinéaste a célébrée tout au long de sa carrière, d’E.T. L’EXTRA-TERRESTRE au BON GROS GÉANT, en passant par HOOK OU LA REVANCHE DU CAPITAINE CROCHET.

Chris Columbus, papa de MAMAN J’AI RATÉ L’AVION et des deux premiers volets de la saga HARRY POTTER, s’est quant à lui chargé de rédiger le scénario, brillamment transposé à l’écran par Richard Donner, réalisateur émérite de LA MALÉDICTION, SUPERMAN et L’ARME FATALE.

Ces spécialistes de l’émerveillement et du divertissement populaire ont rappelé l’importance de l’évasion en embarquant une bande d’adolescents dans une savoureuse histoire de pirates. Poursuivis par les immondes Fratelli, les Goonies se lancent à la recherche du trésor du légendaire Willy le Borgne, dissimulé dans leur charmante ville d’Astoria, dans l’Oregon. Une quête qui ramène les spectateurs âgés à une insouciance envolée, tout en donnant des envies de liberté et d’exploration aux plus jeunes.

Des amitiés indéfectibles

Si LES GOONIES continue d’être célébré et dispose même de sa journée officielle décrétée en 2010 - le 7 juin, soit la date de sortie américaine en 1985 - c’est aussi pour le sentiment de camaraderie qui en émane. Malgré les moqueries qu’ils se lancent, Mikey, Data, Choco, Bagou, Stef, Andy et Brand veillent les uns sur les autres tout au long de leur inoubliable aventure. Leur objectif n’est pas de s’enrichir mais bien de rester ensemble en aidant leurs parents, menacés d’être expulsés d’Astoria.

Richard Donner a réussi à tirer le meilleur de ses acteurs débutants, menés par Sean Astin et Josh Brolin. Pour cela, le réalisateur a misé sur leurs réactions spontanées, en leur cachant par exemple l’imposant bateau de Willy le Borgne jusqu’au tournage de la scène finale. Sean Astin a par ailleurs quasiment improvisé son monologue inquiétant sur le pirate, qu’il raconte dans son grenier. En résulte l’une des nombreuses scènes cultes, aussi drôle qu’intrigante, qui résume parfaitement l’esprit du film.

À l’épreuve du temps

Tourné en majorité dans la ville d’Astoria, où les touristes viennent depuis visiter les décors, LES GOONIES repose sur un sens de l’artisanat lui permettant de passer l’épreuve du temps sans difficulté. 

Le bateau a par exemple été réellement construit, inspiré de celui d’Errol Flynn dans L’AIGLE DES MERS de Michael Curtiz. Autre détail d’importance, le crâne de Willy le Borgne provenait d’un vrai squelette, ce qui explique le dégout des Goonies lorsqu’ils le découvrent. Enfin, le footballeur américain John Matuszak devait patienter pendant cinq heures pour que son maquillage du génial Sinok soit prêt.

À ces éléments extrêmement bien pensés s’ajoutent des références en pagaille, à JAMES BOND, SUPERMAN ou encore GREMLINS. Des monuments de la culture populaire auxquels LES GOONIES s’est naturellement greffé avec les années, qui ne lui ont rien fait perdre de son charme et de sa magie.

LES GOONIES dès le 24 décembre sur TCM Cinéma, disponible avec CANAL+

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