NO EXIT, un thriller glaçant pour l’hiver

Posté par Alexis Lebrun le 22 février 2022
Entre huis clos et whodunit, le deuxième long-métrage du réalisateur australien Damien Power illustre la volonté de Disney+ de toucher un public plus adulte. Alors qu’il devait initialement sortir au cinéma, NO EXIT sera en effet disponible sur la plateforme le 25 février.
There’s a storm coming in

Darby Thorne n’est pas un personnage de la série Narvalo, mais elle collectionne les galères. Obligée de rester en cure de désintoxication pour ne pas aller en prison, elle reçoit un appel urgent car sa mère est à l’hôpital. Un motif suffisant pour braver l’interdiction de quitter les lieux et ni une ni deux, elle vole une voiture pour se rendre à Salt Lake City. Mais voilà qu’un nouvel obstacle se présente : une tempête de neige l’empêche en effet d’avancer, et Darby est contrainte de passer la nuit à l’abri dans une petite aire de repos. Elle y rencontre quatre inconnus qui attendent comme elle que la tempête se calme, mais qui deviennent tous immédiatement suspects lorsque l’étudiante découvre qu’une jeune femme est retenue prisonnière dans un van garé sur le parking et appartenant forcément à l’un d’entre eux.

Ne pouvant faire confiance à personne, Darby n’a plus qu’à essayer de sauver la peau de la pauvre fille en question, tout en essayant de survivre au mystérieux kidnappeur dont elle ignore l’identité. Facile, non ? Ce scénario suffocant est une adaptation du roman éponyme publié par Taylor Adams en 2017, et l’adaptation est signée par le duo qui officiait sur le scénario d’ANT-MAN ET LA GUÊPE (Peyton Reed, 2018), Andrew Barrer et Gabriel Ferrari. Le producteur de NO EXIT inspire aussi confiance, puisqu’il s’agit de Scott Frank, le cocréateur de l’inévitable série Netflix THE QUEEN’S GAMBIT (2020). Quant au réalisateur (Damien Power), il n’en est pas à son coup d’essai en matière de thriller sanglant, puisqu’en 2016, son premier long-métrage (KILLING GROUND) avait déjà produit son petit effet dans le milieu du ciné indé, en mettant en scène un couple dont la session de camping dans le bush australien tournait vite au cauchemar irrespirable, avec déchaînement de violence à la clé.

Des références racées

On ne sait pas encore si NO EXIT sera aussi sanguinolent et stressant, mais sa bande-annonce a tendance à nous faire penser que oui. De PANIC ROOM (David Fincher, 2002) à THE HATEFUL EIGHT (Quentin Tarantino, 2015), le thriller en huis clos reste un classique indémodable du cinéma et on peut d’ailleurs se demander si le synopsis du western ultraviolent de ce bon vieux Quentin n’a pas inspiré Damien Power, puisqu’on y retrouvait déjà des inconnus forcés de cohabiter – avant de s’entretuer – dans une auberge pendant une tempête de neige.

En parlant de flocons, le réalisateur revendique lui l’influence de quelques grands films enneigés comme FARGO (1996), le chef-d’œuvre des frères Coen, ou UN PLAN SIMPLE (1998), le thriller néo-noir de Sam Raimi, qui prend lui aussi place dans le froid glacial du Minnesota. Bien sûr, NO EXIT évoque également les embrouilles familiales d’un autre classique 1990’s du huis clos hivernal, dont le scénario avait été primé à Cannes, ICE STORM (Ang Lee, 1997). Parmi les références plus récentes, Damien Power cite aussi deux des meilleurs thrillers des dernières années, le PRISONERS de Denis Villeneuve (2013), et le GREEN ROOM de Jeremy Saulnier (2015). Si NO EXIT offre la moitié du suspense de ces deux-là, il aura déjà réussi à nous faire assez transpirer pour passer l'hiver au chaud.

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