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« Regardons ce p***** de film » : Kristen Stewart crée l’événement à Cannes 2025

Après avoir présenté un premier court-métrage en tant que réalisatrice en 2017, Kristen Stewart revient cette fois avec son premier long, THE CHRONOLOGY OF WATER, présenté dans la sélection « Un Certain Regard » au Festival de Cannes 2025. Montré en avant-première mondiale ce vendredi 16 mai, le film, et sa réalisatrice, ont créé un véritable événement sur la Croisette.

Kristen Stewart dans la cour des grands avec THE CHRONOLOGY OF WATER

Pour beaucoup, Kristen Stewart reste liée à la saga TWILIGHT. Mais réduire sa carrière à ce rôle serait oublier qu’elle a très tôt montré des ambitions bien plus vastes. Révélée à 12 ans dans PANIC ROOM de David Fincher, l’actrice américaine n’a cessé de brouiller les pistes, passant de Hollywood aux cinéastes d’auteur avec aisance.

Fille d’un producteur et d’une scripte, Kristen Stewart a toujours nourri l’envie de passer de l’autre côté de la caméra. En 2017, elle faisait ses débuts de réalisatrice avec le court-métrage COME SWIM, déjà présenté à Cannes. Un premier essai remarqué, qui laissait présager le passage au long-métrage.

C’est désormais chose faite avec THE CHRONOLOGY OF WATER, son premier long, présenté à Un Certain Regard. Adapté du roman autobiographique de Lidia Yuknavitch, le film retrace le parcours chaotique d'une femme marquée par des traumatismes familiaux et en quête de réinvention, entre errance et reconstruction.

Ce projet, très personnel pour Kristen Stewart, parle d’identité, de fluidité, de résilience. Une histoire intime qu’elle s’est appropriée avec une mise en scène sensorielle et poétique, épousant la subjectivité de son héroïne, incarnée par une Imogen Poots magnétique.

« Regardons ce p***** de film »

La projection de THE CHRONOLOGY OF WATER au Festival de Cannes ce vendredi 16 mai, a provoqué un véritable engouement. Rarement la salle Debussy avait connu une telle affluence pour un film de la sélection Un Certain Regard. La file d’attente « dernière minute » débordait, témoignant de la curiosité intacte que suscite Kristen Stewart, qu’elle soit devant ou derrière la caméra.

Avant la projection, Thierry Frémaux a invité la réalisatrice et ses actrices à monter sur scène sous les applaudissements. Fidèle à son naturel sans filtre, Kristen Stewart a remercié chaleureusement l’équipe du Festival et le public, avant de lâcher, dans un sourire : « Il est temps d’arracher ce pansement ! Regardons ce p***** de film ! »

Le ton était donné. Comme pour son court-métrage COME SWIM, Stewart plonge le spectateur dans une expérience sensorielle forte, à la frontière du réalisme et de l’onirisme. Avec THE CHRONOLOGY OF WATER, elle explore les méandres de la mémoire et du deuil, mais aussi la place du corps et de la sexualité dans un monde normatif.

Une œuvre intime, radicale (qui ne fera pas l'unanimité), et un premier long qui confirme que Kristen Stewart, loin des projecteurs faciles, construit patiemment une filmographie d’autrice.

 

The Chronology of Water n'a pas encore de date de sortie en salle connue.