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Sorti il y a trente ans, ce film de science-fiction est jugé le plus “crédible” par la NASA

Un film de science-fiction s’intéressant davantage au génome humain qu’à l’exploration spatiale ? BIENVENUE À GATTACA est devenu un classique du genre en ne copiant pas le genre.

Un film anti spectaculaire

En 1997, Andrew Niccol n’est pas encore le réalisateur de LORD OF WAR ni le scénariste de THE TRUMAN SHOW lorsque son regard se tourne déjà vers les étoiles. Du moins, en partie. Lorsqu’il réalise et scénarise BIENVENUE À GATTACA, son premier long-métrage, il a un plan pour livrer un film de science-fiction avec un minimum de moyens : ne pas aller dans l’espace, mais se pencher sur ceux qui y vont. Une œuvre à ne pas manquer sur CANAL+. 

Le film raconte un futur proche où la société s’est tournée vers l’eugénisme à grande échelle. Les gamètes sont triés pour donner naissance à des enfants quasi-parfaits et même si ce n’est pas officiellement autorisé, les entreprises pratiquent des tests ADN pour sélectionner leurs employés, écartant les individus “naturels”. Dans ce monde, un homme imparfait cherche à prendre la place d’un de ces “supérieurs” pour partir dans l’espace. Au casting, rien de moins que Jude Law, Uma Thurman et Ethan Hawke

BIENVENUE À GATTACA, hautement possible selon la NASA

En 2011, lors d’une conférence, des spécialistes de la NASA ont classé différents films de science-fiction selon leur plausibilité scientifique. Aucun rapport avec le box-office ou la popularité, simplement sur la crédibilité de ce qui y était raconté et comment cela était raconté. 

En tête de ce classement, on retrouvait BIENVENUE À GATTACA. Les spécialistes de l’agence ayant jugé non seulement une société basée sur l’eugénisme hautement possible dans les années à venir, mais la précision des tests effectués par les personnages dans le film afin de déterminer leur aptitude était étrangement très proche de ceux effectués par la NASA.

Le reste du Top 5 était composé de CONTACT de Robert Zemeckis (1997 également), METROPOLIS de Fritz Lang (1927), LE JOUR OÙ LA TERRE S’ARRÊTA (1951) et enfin LA FEMME SUR LA LUNE de Fritz Lang (1929). En bas de tableau, on retrouvait ARMAGEDDON de Michael Bay (1998) et 2012 de Roland Emmerich (2009).

Néanmoins, ce classement ayant été établi en 2011 et jamais reproduit ensuite, il ne prend pas en compte d’autres œuvres de science-fiction plus récentes comme INTERSTELLAR ou SEUL SUR MARS.