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URCHIN : le premier film saisissant de l’acteur Harris Dickinson

Révélé devant la caméra dans SANS FILTRE, BABYGIRL ou encore THE IRON CLAW, Harris Dickinson passe pour la première fois derrière la caméra avec URCHIN. Présenté dans la sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2025, ce drame social bouleversant confirme que le Britannique n'est pas seulement l'un des acteurs les plus prometteurs de sa génération, mais aussi un réalisateur à suivre de très près.

URCHIN : un drame social porté par un casting remarquable

Dans URCHIN, son premier film en tant que réalisateur, Harris Dickinson raconte le parcours de Mike (Frank Dillane), un sans-abri londonien enfermé dans un cycle d'autodestruction. Après un passage par la prison, il tente de reprendre sa vie en main avec l'aide des services sociaux, mais doit faire face à ses addictions et à un passé qui ne cesse de le rattraper. Entre réalisme brut et échappées plus poétiques, le film dresse le portrait d'un homme en quête de rédemption sans jamais tomber dans le misérabilisme.

Pour ce passage derrière la caméra, Harris Dickinson s'entoure de Frank Dillane (FEAR THE WALKING DEAD), Megan Northam (RABIA), Amr Waked (SYRIANA) et Karyna Khymchuk. Présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2025, URCHIN permet à Frank Dillane de décrocher le Prix d'interprétation masculine. Une distinction qui vient récompenser une performance tout en nuances, au cœur d'un film salué pour son regard profondément humain sur les personnes en situation de précarité.

Un passage remarqué derrière la caméra

Si URCHIN sonne aussi juste, c'est parce que Harris Dickinson s'est nourri de sa propre expérience. Avant d'écrire le scénario, l'acteur s'est engagé auprès d'associations venant en aide aux personnes sans domicile fixe et souffrant d'addictions. « Il y a environ cinq ans, j'ai commencé à travailler au sein de ma communauté locale, en soutenant des personnes sans domicile fixe et des toxicomanes. Cette expérience m'a donné envie de raconter cette histoire avec empathie, nuance et humilité », expliquait-il au Festival de Cannes.

Habitué des plateaux depuis l'enfance, Harris Dickinson réalise des courts métrages et des vidéos depuis l'âge de neuf ans. Avec URCHIN, il revendique l'influence du cinéma social britannique tout en cherchant à y insuffler une dimension plus onirique. « J'espère que les gens comprendront les difficultés de mon personnage et repartiront avec davantage d'empathie pour les personnes que l'on croise dans la rue sans vraiment les voir. Mais je veux aussi que le public apprécie le film. Ce n'est pas un documentaire. Il y a de la légèreté, de l'humour et cet équilibre est important pour moi », confiait-il. Une déclaration qui résume parfaitement l'ambition de ce premier film sensible et furieusement prometteur.