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Bullit et Riper : pourquoi la saga Pamela Rose est si culte

Alors que les agents du FBI Richard Bullit et Douglas Riper reprennent bientôt du service, on se rappelle pourquoi leurs deux premières aventures, Mais qui a tué Pamela Rose ? d’Éric Lartigau (2003) et Mais qui a re-tué Pamela Rose ?, de Kad Merad et Olivier Baroux (2012), sont impérissables.

Pour le duo comique

Dans la plus pure tradition du « buddy movie » français, option comédie policière, Richard Bullit (Kad Merad) et Douglas Riper (Olivier Baroux) sont forcés de faire équipe alors que tout les oppose.

Le premier est un homme de terrain, gaffeur de première et impulsif, et le second un briscard consciencieux, instructeur désormais mis au placard. Ensemble, ils sont chargés de résoudre le meurtre d’une strip-teaseuse retrouvée dans un motel.

Bon an mal an, les deux compères vont finalement si bien s’entendre qu’ils reformeront leur duo à l’occasion de Mais qui a re-tué Pamela Rose ?, malgré les brouilles du passé… et le fait qu’ils soient devenus des has-been.

Pour l’humour absurde

Les deux Pamela Rose, c’est une avalanche de gags qui dégringole chaque minute. Des vannes de tous les acabits, souvent façon Kamoulox. On ne peut que rire devant ces agents du FBI losers qui baragouinent leurs cours d’espagnol de 4e en tentant d’interroger une femme de ménage jouée par Virginie Ledoyen (« Yo quiero deux cervezas et un bocadillo de jamón »), deviennent dingues en voulant goûter la marchandise de dealers et de manière générale, enchaînent les gaffes.

Un humour loufoque tous azimuts qui a laissé d’impérissables répliques, comme : « Il a été tué pour avoir mangé les abats. » « Quoi ? il a été tué pour avoir mangé de la viande ? » « Non, il a mangé le groupe Abba. »

Pour le décor

L’univers de Pamela Rose se situe aux États-Unis, mais des États-Unis fantasmés (et où l’on parle français), ceux des motels, des routes et des diners où l’on croise des cowboys qui sentent le taureau  (« En fait, c’est parce que nous transportons du bétail et que nos habits sont imprégnés de l’odeur de l’animal susnommé »).

Toute la mythologie américaine contemporaine défile, des strip-teaseuses aux rivalités entre les fédéraux et les autorités locales. Et pourtant, le premier film a entièrement été tourné en France, de La Défense à Noisy-le-Grand (où se situent les locaux du FBI) en passant par la Cité universitaire internationale de Paris.

Le deuxième a quant à lui été filmé entre la France et les États-Unis, où l’équipe a réussi à dégotter une Renault Fuego, le fameux bolide de Bullit.

Pour les références

Regarder Pamela Rose, c’est pénétrer dans une galaxie complexe de références cinématographiques, puisqu’il s’agit d’une parodie de films policiers. Le personnage de Phil Canon (Gérard Darmon) vous est familier ? Normal, il vous rappelle sans doute l’inquiétant Bob de Twin Peaks

D’ailleurs, le titre du film même vient marcher sur les plates-bandes de la série de David Lynch (« Pamela Rose » est presque une anagramme de « Laura Palmer »… Vous suivez ?)

On y croise également Star Wars, Le Silence des agneaux… Sans oublier l’agent Bullit lui-même bien sûr, nommé comme le lieutenant Bullitt incarné par Steve McQueen dans le film du même nom. Mais qui a re-tué Pamela Rose ? comporte encore davantage de références pop.

Pour le casting

Enfin, les deux premiers Pamela Rose réunissent un casting délicieux, avec pour le premier aussi bien Jean-Paul Rouve en shérif contrarié qu’Audrey Fleurot en présidente des États-Unis à la ramasse, François Cluzet en faux vétéran de la guerre du Vietnam, Alain Chabat en chanteur de country, Gérard Darmon en présentateur radio complexé…

Et pour le deuxième, Laurent Lafitte (parfait en directeur du FBI tête à claques), Omar Sy, François Morel ou même le chef Guy Savoy. 

De quoi vous donner envie de réviser vos classiques, avant l’arrivée de la nouvelle Création Décalée Bullit et Riper.

Bullit et Riper, Création Décalée, un vrai film de 90 minutes qui se regarde avec les oreilles, disponible aussi en version 6x15 minutes, à partir du vendredi 25 décembre sur CANAL+.