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Rétro porno : les fabuleux exploits de Tabatha Cash

Posté par Jean François Frontera le 21 août 2020
Tabatha Cash a durablement marqué les esprits en devenant l'une des reines du porno VHS des années 90, malgré une carrière X assez courte (1992-1994), certes, mais plutôt prolifique avec près de 80 films à son actif. Nous sommes revenus sur quelques-unes des scènes qui illustrent son style explosif.
La "cash attitude"

« J’ai la ferme intention de devenir un véritable mythe. Quand on parlera du porno dans 20 ans, je veux absolument qu’on parle de Tabatha Cash. Je veux être « LA » star du cul ! » lâchait l'actrice dans une interview pour Entrevue en 1994. Pari réussi, puisque plus de 25 ans après sa retraite anticipée, Céline Barbe (de son vrai nom) fait toujours autant d'émules chez tous les amateurs/trices de films de fesses qui se respectent.
Née en région parisienne d'une mère française et d'un père antillais (elle a longtemps jeté le trouble sur ses origines, prétendant parfois avoir des ascendances asiatiques ou italiennes), Céline pose d'abord pour les magazines "Jeune et Jolie" et "OK Podium". N'ayant pas froid aux yeux et attirée par ce qui sent le souffre, elle se lance dans le porno en 1992. Elle a 19 ans.
Céline Barbe devient alors Tabatha Cash, « Tabatha » en référence à la série Ma sorcière bien-aimée et « Cash » pour bien faire comprendre sa détermination dans la profession. « Si je suis arrivée dans ce métier par hasard, je ne l’ai jamais exercé en victime. Le jour où j’ai décidé de franchir le pas, c’était après une décision mûrement réfléchie. Je ne me suis jamais remise en question. Je ne me suis pas réfugiée dans la came ou l’alcool pour oublier. J’ai d’abord fait du porno pour le fric, ensuite pour la notoriété. Maintenant, c’est gagné ! » affirmera-t-elle, toujours dans cette interview pour Entrevue. Il faut dire qu'à l'époque, sa grande beauté et la volupté de son corps de déesse hindoue n'ont laissé personne indifférent. Vite repérée par le réalisateur français Philippe Cochon, elle est récompensée en 1993 d'un Hot d'Or et file ensuite poursuivre ses œuvres pour des gros studios américains et italiens. Un parcours de championne qui fera dire à Philippe Vandel (ex-présentateur du JDH) qu'elle est la « première véritable star du X ».

Scènes épiques

Tabatha Cash a plutôt très bien choisi son pseudo, car sa « cash attitude » résume complètement son style : détonnant, généreux, avec une touche d'agressivité féline. Dans Les folies de Tabatha (1992), l'un de ses premiers films, une scène laisse entrevoir toute la palette de ses talents : à la 59e minute, Tabatha taille avec maestria une pipe à l'acteur Peter North, pour ensuite se faire prendre en levrette dans les escaliers d'une cossue villa californienne. Elle n'en reste pas là et se donne entièrement en chevauchant énergiquement Peter jusqu'à l'orgasme.
On retrouve cette ardeur dans le bien-nommé Animal Instinct 3 (1993) où, au beau milieu d'une partouze en plein air, notre Tabatha nationale lèche goulument le sexe de Veronica Sage tout en se faisant adroitement pilonner par Jonathan Morgan, bien conscient qu'il tient une pépite entre les mains. Après avoir nerveusement et physiquement épuisé l'acteur, Tabatha se finit dans un long plan à trois lesbien d'anthologie, où quasiment tout le Kamasutra saphique est récité.
Même punch mais autre ambiance dans Les aventures érotique de Marco Polo (1994), sorte de remake historico-pornographique retraçant avec fantaisie les pérégrinations de l'explorateur italien. Au beau milieu de ce bordel en carton pâte, elle tient la dragée haute à Rocco Siffredi, qui est encore au tout début de sa légende. Et ils forment un beau couple, elle en princesse orientale, lui vaguement déguisé en gentilhomme de la Renaissance, nous offrant une séance de sexe ultra fougueuse qui se termine par une pénétration anale de haute intensité.
Enfin, c'est dans un autre film costumé que Tabatha met un point final à sa carrière : Les visiteuses (1994), parodie foutraque des Visiteurs. Comme chant du cygne, pas de pénétration, mais une insolite scène de masturbation : grimée en sorcière, elle se branle passionnément avec une pomme devant les yeux ébahis du comte de Monplaisyr.

Cash back ?

« Je ne suis pas faite pour travailler. Aujourd’hui je n’en ai plus besoin. Donc je m’arrête » déclare-t-elle en 1994 sur le plateau de Guillaume Durand. Clap de fin pornographique mais pas médiatique, puisqu'elle joue dans le très générationnel Raï (1995) avec Samy Nacéri, puis se reconvertit comme animatrice/journaliste sur Skyrock et CANAL+. S'en suit une longue période de silence radio où elle élève ses enfants en Floride, puis revient brièvement (2014-2016) sur le devant de la scène quand elle décide de reprendre le business de son mari tristement décédé (Franck Vardon, boss de Hot Vidéo). Elle revend l'affaire à Jaquie et Michel et re-disparaît de nouveau des radars, sans doute occupée à mener sa vie de mère de famille. De jeune première provocatrice à MILF business woman (EDIT), l'étoile Céline Barbe/Tabatha Cash brillera encore pour longtemps dans les cieux de la « pop porn culture » mondiale. À quand son prochain retour ? 

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