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Engrenages : Laure Berthaud et Joséphine Karlsson, les meilleures ennemies

Dans Engrenages, les relations entre les personnages joués par Caroline Proust et Audrey Fleurot n’ont jamais été un long fleuve tranquille… Retour sur une « amitié » contrariée.

Dès le départ, l’idée d’Engrenages était de mettre en scène deux femmes puissantes… qui ne seraient pas des alliées. En effet, Laure Berthaud ne porte pas Joséphine Karlsson dans son cœur.

Quand la capitaine apprend que c’est maître Karlsson qui s’occupe de telle ou telle affaire, c’est toujours en faisant la grimace. « Joséphine Karlsson ? Trop bien… » Et l’inverse est aussi vrai.

Entre les deux femmes, le torchon brûle dès la première saison. Elles s’y affrontent au cours d’un procès : maître Karlsson accuse Laure de bavure. L’avocate tourne autour de la policière comme un requin, la questionne sans répit et la met en difficulté. Laure est plus mal à l’aise que jamais.

À partir de là, elles se livreront un bras de fer interminable. « Je représente les gens sans matraque, qui se battent seuls, avec leurs poings », dit Joséphine à Laure. Laure, quant à elle, pense que l’avocate a accepté cette affaire car « bavure = pognon ».

L’autre spécialité de maître Karlsson ? Défendre les clients que la capitaine Berthaud tente de coffrer. C’est sûr, elles ne pouvaient pas s’entendre.

Et pourtant, si les deux femmes ne peuvent pas se voir en peinture et s’échangent des politesses constamment (« toujours aussi garce », dit Laure à Joséphine, qui vient de lui lancer une amabilité sur son physique), elles ont beaucoup en commun.

D’abord, elles évoluent dans un monde d’hommes dans lequel elles se sont fait une place, grâce à leur travail acharné. Elles sont toutes les deux enfermées dans une grande solitude, et dédient leur vie entière à leur job. « Joséphine comme Laure sont obsédées par leur carrière, sans désir particulier de maternité… », expliquait Audrey Fleurot au Nouvel Obs.

Elles ont également en commun leur affection pour Pierre Clément, dont elles étaient toutes les deux très proches, avant sa mort soudaine.

À cette occasion, elles partagent leur douleur. Joséphine s’effondre dans les bras de Laure. Les deux femmes vont même boire un verre. « Si Pierre nous voit, ça doit le faire marrer, non ? », dit Joséphine en trinquant. Avant de souffler, incrédule : « Si on m’avait dit un jour qu’on aurait besoin l’une de l’autre… »

Alors que quelques saisons avant, Laure lui lançait : « Je te déteste parce que t’es détestable. T’es pourrie. T’es immonde. »

Peu à peu, leurs relations vont changer. Elles semblent maintenant se comprendre d’un regard, et avoir une sorte de contrat tacite : elles se font confiance, peuvent compter l’une sur l’autre et d’ailleurs, n’hésitent pas à se faire les confidences les plus intimes.

Elles se rendent aussi service : l’une défend Gilou, l’autre fournit des infos, par exemple. Elles parviennent à travailler en bonne intelligence.

D’ailleurs, quand Joséphine sort de prison, la première personne qu’elle appelle, c’est Laure : « Je suis en galère, là. » La policière l’accueille dans son appartement, sans rechigner, au grand étonnement de Gilou (« Tu la revois encore, celle-là ? »).

Pour autant, les deux ex-ennemies ne sont peut-être pas près de devenir les meilleures amies du monde. Entre elles, malgré l’entraide, l’ambiance est souvent glaciale.

Et Joséphine n’aurait pas vraiment intérêt à redire à Laure : « Capitaine, au fond, vous et moi, on est un peu pareilles. » Parce que la dernière fois, ça n’avait pas vraiment plu à Laure, visiblement : elle l’avait étranglée.

Engrenages, saison 8, en septembre sur CANAL+.