La saison 2 de Starstruck est parfaite pour ce début d’année 2022

Posté par Alexis Lebrun le 14 février 2022
Révélation de la fin d’année dernière, l’hommage de la Néo-Zélandaise Rose Matafeo aux comédies romantiques est déjà de retour pour une deuxième saison au moins aussi réjouissante que la première. Et cela tombe bien, car Starstruck est exactement la série dont on avait besoin en ce moment.
Une histoire idéale pour la Saint-Valentin

On peut vouloir regarder une histoire d’amour le 14 février sans forcément apprécier les clichés de la plupart des programmes qui sont diffusés ce jour-là. Bonne nouvelle : Starstruck réussit l’exercice délicat de concilier romantisme et renouvellement du genre. La série britannique met en effet en scène la rencontre entre Jessie (Rose Matafeo), une Néo-Zélandaise expat’ à Londres qui enchaîne les petits boulots ainsi que les relations sans lendemain, et Tom Kapoor (Nikesh Patel), un acteur célèbre dont elle ignore dans un premier temps l’identité.

Le décalage entre cette héroïne très exubérante et son mec très discret constituait déjà la force motrice de la première saison de Starstruck, en créant une drôle d’alchimie qui ne se reposait pas uniquement sur des clichés éculés. La série a au contraire tendance à inverser les rôles genrés traditionnels de la comédie romantique, tout en évoquant avec un humour tantôt loufoque tantôt absurde des sujets sérieux qui préoccupent les millennials.

Une comédie romantique feel-good

Vous ne trouvez pas qu’il y a quelque chose de déprimant dans cet hiver 2022 ? Heureusement, les séries sont là pour nous remonter le moral, et en la matière, il est difficile de faire mieux que Starstruck. Rose Matafeo est peut-être Néo-Zélandaise, mais sa passion dévorante pour les comédies romantiques à l’anglaise fait qu’elle maîtrise ce genre sur le bout des doigts. Cela explique sans doute pourquoi sa série est une formidable rom-com qui rend ouvertement hommage aux plus grandes références du genre comme Coup de foudre à Notting Hill (Roger Michell, 1999), son influence la plus évidente.

Mais la créatrice, scénariste et actrice principale de Starstruck possède aussi le savoir-faire bien spécifique de nos voisins anglais pour les scénarios « feel-good » qui font du bien, une spécialité illustrée au cinéma dans le célèbre The Full Monty (Peter Cattaneo, 1997). Car malgré les mésaventures du couple formé par Jessie et Tom, on a juste envie de se perdre dans les rues de Londres à leurs côtés pendant tout l’hiver. La série ne perd jamais cet état d’esprit réconfortant si particulier qui fait qu’on s’y sent bien au chaud comme sous un plaid, une qualité déjà remarquée à l’occasion de la saison 1 diffusée pendant les dernières fêtes de fin d’année.

Des nouveaux personnages inspirés

La première saison de Starstruck se distinguait déjà par le niveau de son écriture, très au-dessus de celui de la moyenne des comédies romantiques qui sortent au cinéma ou en séries. Les six nouveaux épisodes (SPOILERS) sont au moins du même acabit : à l’entame de cette deuxième saison, on retrouve Jessie et Tom dans une situation bien embarrassante, puisque la première a décidé de ne pas descendre du bus qui devait l'amener à l'aéroport afin de quitter Londres pour la Nouvelle-Zélande. Au lieu de cela, elle a préféré rester en compagnie de Tom, qui devait lui aussi mettre les voiles pour aller tourner un film important en Irlande. Résultat, les deux tourtereaux sont réunis, mais après avoir réchauffé nos cœurs en s’embrassant sur la banquette arrière du bus, ils ne savent pas trop quoi faire de cette situation et de leur relation.

Jessie est toujours aussi paumée, et elle ne va pas être aidée par la réapparition d’un ex toxique (Ben, joué par Edward Easton) qui revient la hanter, et menace de saboter sa relation naissante avec Tom. Et si on se délecte du retour de la géniale Minnie Driver dans le rôle de l’agente complètement barrée de l’acteur, le temps notamment d’une rencontre mémorable avec Jessie, le casting s’enrichit surtout de la présence de Russell Tovey (Looking sur OCS, Quantico sur Disney+, Years and Years sur CANAL+), excellent dans le rôle du réalisateur un peu déjanté avec qui Tom doit travailler. En définitive, on regrette seulement que Starstruck compte si peu d’épisodes, et que leur durée ne dépasse pas une vingtaine de minutes. On croise donc les doigts pour une saison 3.