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Formule 1 : Où en est Alpine dans son objectif des 100 courses ?

Avant le troisième Grand Prix de la saison, en Australie, Alpine se place en toute fin du championnat de Formule 1, avec aucun point. Un constat qui vient mettre à mal l’objectif des 100 courses pour devenir compétitif… place au bilan.

« C'est un projet de 100 courses, quatre ans, quatre saisons », voilà la feuille de route que Laurent Rossi prêtait à Alpine, à l’automne 2021. Dans une interview accordée au site de la Formule 1, l’ancien dirigeant de l’écurie française précisait : « l'objectif est d'atteindre un niveau de compétitivité qui nous place sur le podium le plus de fois possible en 2024 ».

Nous voilà en 2024 et si Laurent Rossi n’est plus à la tête de l’écurie, le compteur de Grand Prix tourne toujours : il affiche un total de 68 courses. À deux tiers du parcours, où se situe Alpine dans son objectif ?

Derrière la victoire de Ocon, peu de podiums

Beaucoup d’écuries auraient signé pour vivre des tels débuts que ceux d’Alpine en F1. Car le 1er août 2021, en Hongrie, Esteban Ocon offrait à la formation normande sa toute première victoire… et cela après seulement 11 départs. Un exploit presque, venu sauver le bilan de ce premier exercice. Et pour cause, après cette course, la saison d’Alpine ne s’est jamais vraiment emballée, à l’exception d’un bon week-end au Qatar (P3 et P5). Finalement, le duo Ocon-Alonso s’est battu toute la saison avec Alpha Tauri. Résultat : une cinquième place constructeur et deux podiums.

Évolution du nombre de points en fonction de l'avancement des saisons (22 GP par saison).

Tendance attendue pour toute nouvelle écurie, la saison 2 a été synonyme de progression. Mais paradoxalement, si Alpine a terminé quatrième du championnat (cette fois-ci à la lutte avec McLaren), aucun de ses deux pilotes n’a signé le moindre podium.

A presque mi-parcours des 100 courses, le temps était venu, au début de la troisième saison, de confirmer les ambitions et s’installer un peu plus dans les cinq meilleurs constructeurs. Mais le virage n’aura jamais été pris puisque la saison a démarré avec l’arrivée de Pierre Gasly, en lieu et place de Fernando Alonso. Un premier changement, suivi à l’été d’une restructuration organisationnelle, mais qui ne permettra pas de redresser la barre. Malgré deux podiums, Alpine a terminé 6e du classement constructeur, cette fois-ci bien lâché par le top 5.

Et chez Red Bull et Mercedes ?

L’objectif de 100 courses apparaît comme une évidence si l'on observe la trajectoire des écuries arrivées au XXIè siècle et parvenues à devenir compétitives (même si chacune possède son propre contexte). Après des débuts en 2005, Red Bull a eu besoin de quatre saisons pour réellement devenir compétitif. Son premier podium constructeur est arrivé durant le cinquième exercice quand le premier titre constructeur est arrivé la saison suivante (2010)… celle du 100e GP.

Progression similaire pour Mercedes, bien que plus précoce. Immédiatement dans le top 5, la formation britannique a intégré le podium constructeur dès sa quatrième saison, avant de devenir champion l’année suivante (2014). La saison de son 100e GP, Mercedes était déjà double champion du monde constructeur.

En revanche, ni Haas, ni Force India, Toro Rosso ou même Toyota n’ont su se montrer compétitifs à l’issue du 100e départ (aucun n’a décroché un podium constructeur).

Cap sur les 120 courses ?

En juin 2023, quelques semaines avant son départ du paddock, Laurent Rossi tempérait son objectif des 100 courses. « Il faudra peut-être 120 [courses] », précisait-il à nos confrères de la BBC. Une rallonge de 20 Grands Prix qui viendrait repousser la limite au début de la saison 2026, date de l’instauration d’une nouvelle réglementation.

À cela s’ajoute une nouvelle ambition, celle que « d'ici 2025, l'équipe Alpine F1 dispose des mêmes moyens que les meilleures équipes et fonctionne de manière à pouvoir mettre ces moyens à profit pour devenir un prétendant crédible au podium. C'est tout. » Être au premier plan plutôt que s’imposer donc, mais l’écurie devra redresser la tendance d’ici là. Après 2 Grand Prix cette saison, la formation n’a glané aucun point.

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