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La saga la plus influente du cinéma arrive sur CANAL+

En trois films, un pan entier du cinéma est créé

Quand Mario Puzzo, auteur new-yorkais méconnu, se lance en 1967 dans l’écriture du livre « Le Parrain », il cherche à faire un best-seller et se documente sur l’influence de mafia italienne dont il a n’a, de son propre aveu, « aucune expérience personnelle ». Il vise pourtant juste car en deux ans après la sortie, il s’en vend 9 millions d’exemplaires... La Paramount a eu du flair et avait pris une option sur son travail et c’est Francis Ford Coppola, jeune cinéaste prometteur qui s’empare de l’adaptation. La suite est entrée dans l’Histoire, le film comme ses deux suites qu’ils vont inventer ensemble sont autant de chefs d’oeuvre instantannés qui rallient le grand public et la critique au contraire de la plupart des autres franchises. La belle histoire aurait pu s’arrêter là mais elle ne fait que commencer. Dès 1972, le film COSA NOSTRA de Terrence Young raconte l’histoire d’un repenti de la mafia new-yorkaise avec Charles Bronson et Lino Ventura, un succès d’estime mais une scène mythique quand le premier incarcéré donne au second le baiser de la mort. Après LE PARRAIN, c’est plus de 430 films qui vont mettre en scène des gangsters italo-américains, un nouveau genre cinématographique est né. Y compris en France avec LE GRAND PARDON et sa suite qui transpose une intrigue proche dans la communauté juive.

Des parodies aux hommages, LE PARRAIN est partout

Au fil des ans, c’est toute la pop culture qui va s’inspirer de la trilogie et pas seulement de l’image devenue iconique montrant Marlon Brando un chat dans les bras prêt à recevoir ses sujets. Dans l’émission Saturday Night Live, le comédien John Belushi interprète un Don Corleone réduit à aller chez le psy parce que son fils a été tué de... 56 balles par un clan ennemi. La carrière du grand Al Pacino en a elle aussi à jamais été changée puisque son plus grand succès SCARFACE n’est autre que la version outrancière et cocaïnée de Vito Corleone. Son grand concurrent, Robert de Niro, déjà présent dans le deuxième volet de la trilogie, dira lui aussi s’être inspiré des personnages initiaux pour différents rôles des AFFRANCHIS à CASINO en passant pas THE IRISHMAN en 2019, soit mine de rien une bonne partie de la filmographie de Martin Scorsese. Les séries ont elles aussi puisé dans la marmite de Mario Puzzo avec la saga des SOPRANO sur la vie mouvementée d’un clan mafieux du New Jersey tout autant inspirée de la vie de son créateur David Chase que du récit initial. On pense aussi à la très réussie et méconnue série THE OFFER avec Miles Teller sur le tournage hallucinant du premier volet du PARRAIN. A titre individuel, on peut toujours citer la fameuse réplique : « Je vais lui faire une offre qu’il ne pourra refuser » ou offrir une tête de cheval à son pire ennemi.

Et le rap et les séries découvrent la mafia sur grand écran...

La musique n’est pas en reste. C’est le hip hop qui s’est inspiré le plus directement de la trilogie comme lorsque Jay-Z cite explicitement le film dans son album « 4:44 » et dans de nomrbeuses chansons, quand Snoop Dogg intitule un de ses disques « The Doggfather » ou quand Drake entonne son « Pepper Lemon Freestyle ». Avec une nuance d’importance : c’est moins pour dénoncer la violence des mafieux que pour admirer leur puissance...

 

La trilogie du PARRAIN est disponible sur CANAL+ à partir du 7 juin.