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Rogue Heroes : 5 raisons de voir la série historique événement de cette fin d’année

Très attendue, la nouvelle série du créateur de Peaky Blinders est disponible depuis peu sur CANAL+. Mais alors pourquoi une telle excitation pour Rogue Heroes ? On tente de répondre à cette question brûlante en cinq points.

Une histoire vraie à peine croyable

Le principal attrait de Rogue Heroes, c’est bien sûr d’abord son scénario basé sur une histoire vraie complètement dingue. Car la série raconte tout simplement la naissance du SAS (Special Air Service), unité des forces spéciales britanniques aujourd’hui connue dans le monde entier, mais qui a initialement été imaginée pour repousser les troupes de Rommel en Afrique.

L’action se déroule en 1941 en Egypte, où certains soldats britanniques perdent patience face aux reculades des Alliés sur place, qui menacent de faire perdre le point stratégique du canal de Suez. Parmi eux se trouve David Stirling, un Ecossais qui descend aussi facilement les ennemis que les bouteilles d’alcool. Peu discipliné voire carrément rebelle, il décide de rallier à sa cause d’autres soldats qui n’ont peur de rien pour créer une équipe d’élite avec un programme simple en théorie mais assez suicidaire en pratique : tout faire sauter derrière les lignes ennemies.

À ses côtés, on retrouve donc deux lieutenants : Paddy Mayne, un Irlandais qui aime autant la poésie que la baston, et Jock Lewes, un Anglais qui a l’âme d’un leader discipliné. Ces trois personnages ont réellement existé, et le SAS jouera un vrai rôle dans la fameuse « guerre du Désert » décisive en Afrique. Cette histoire a déjà été racontée dans un livre de Ben Macintyre (Rogue Heroes, 2017), et elle est aujourd’hui adaptée en série.

Un casting inspiré avec une ribambelle de personnages réels

Pour incarner les trois « héros rebelles » de Rogue Heroes, il fallait trois acteurs charismatiques. Une mission réussie par la série, qui a été chercher Connor Swindells (Sex Education sur Netflix) pour jouer David Stirling, Jack O’Connell (Skins sur Netflix) pour interpréter Paddy Mayne et enfin Alfie Allen (Game of Thrones sur OCS) pour incarner Jock Lewes.

Soit trois visages que l’on reconnaît immédiatement et qui s’amusent à l’évidence beaucoup à distribuer les mandales et à en faire des caisses avec les différents accents. Mais il y a bien d’autres personnages réels dans Rogue Heroes, à commencer par le mythique Dudley Clarke, le patron local des services secrets britanniques sans qui le SAS n’aurait jamais existé.

Un personnage historique fantasque joué aussi avec beaucoup de plaisir par l’inévitable Dominic West (Charles dans The Crown sur Netflix en ce moment). Et si le personnage de l’espionne Eve Mansour (Sofia Boutella) est fictif, ce n’est pas le cas des parachutistes français qui ont fait partie du SAS et que l’on retrouve dans la série, comme Augustin Jordan, incarné par César Domboy (Outlander sur Netflix), ou Georges Bergé, interprété par Virgile Bramly (Validé sur CANAL+).

Un créateur bien connu des fans de séries d’époque

Derrière le scénario de cette série qui nous passionne avec une « petite histoire dans la grande », on retrouve évidemment Steven Knight, le créateur et la tête pensante d’une autre grande série d’époque de la BBC qui a connu un succès retentissant pendant six saisons : Peaky Blinders (Netflix).

Une œuvre qui a permis aux gangsters du Birmingham de l’entre-deux-guerres de faire le tour du monde, comme leur célèbre look symbolisé par ces casquettes où se cachent des lames de rasoir.

La série a aussi fait de l’acteur irlandais Cillian Murphy une star internationale, et a imposé le style Steven Knight – également réalisateur et scénariste au cinéma –, souvent adepte d’une certaine esthétisation de la violence et des amitiés masculines viriles, mais pas seulement.

Une bande originale rock qui dépote

Steven Knight a aussi un penchant très prononcé pour l’emploi de morceaux anachroniques par rapport à l’époque reconstituée, et cela se vérifie encore dans Rogue Heroes, pour le plus grand plaisir des fans de rock.

La série offre ainsi un véritable best-of, puisque l’on entend abondamment des groupes célèbres comme AC/DC, Black Sabbath, The Cure, The Clash, The Damned, The Stooges, The Fall, Cream, Judas Priest, Kiling Joke, The Stranglers, Johnny Thunders & The Heartbreakers…

Bref, n’en jetez plus, la liste est interminable, et cette bande originale électrisante accompagne à merveille l’action très débridée de cette série à l’esprit résolument rock’n’roll.

Une influence tarantinesque évidente

Et c’est d’ailleurs le dernier atout de Rogue Heroes, à savoir un ton parfois déjanté, qui rappelle les relectures historiques de Quentin Tarantino, en particulier son film sur la Seconde Guerre mondiale, Inglourious Basterds (2009) où un groupe de soldats barrés s’attaquaient aussi aux nazis dans un déluge de sang et sur une bande-son forcément décoiffante.

En matière de violence, de bagarres et de longues tirades cinglantes, Rogue Heroes n’est pas en reste non plus, et on perçoit clairement l’influence de Tarantino dans l’écriture des personnages principaux et dans cette volonté de raconter l’Histoire sous une forme de divertissement qui s’éloigne parfois énormément de la réalité des faits. Mais si vous avez le cœur bien accroché et l'envie de ressentir quelques frissons, le visionnage de Rogue Heroes s’impose.

Rogue Heroes, en intégralité sur CANAL+.