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César 2025 : Le Comte de Monte-Cristo, L'Amour Ouf, Miséricorde, les grands déçus de la soirée

Si les 50ᵉ César ont consacré "Emilia Pérez" de Jacques Audiard, qui est reparti avec sept statuettes dont celle du meilleur film et de la meilleure réalisation, d’autres longs-métrages très attendus ont quitté l’Olympia presque bredouilles. Malgré des nominations en pagaille, certains films n’ont pas eu le succès espéré, éclipsés par l’Académie, qui a préféré privilégier l’audace du cinéma d’Audiard ou encore la force de "L’Histoire de Souleymane".

Miséricorde repart sans rien, L’Amour Ouf sauvé par Alain Chabat

Avec huit nominations, "Miséricorde" semblait être un sérieux prétendant dans plusieurs catégories majeures. Pourtant, le film d'Alain Guiraudie n’a remporté aucune récompense, un camouflet qui en fait l’un des grands oubliés de cette édition. Malgré une reconnaissance critique et une présence forte dans la compétition, il a vu tous ses concurrents lui passer devant.

Même constat pour "L’Amour Ouf" de Gilles Lellouche, qui affichait 13 nominations et n’a obtenu qu’un seul César : celui du meilleur acteur dans un second rôle pour Alain Chabat. Si sa performance a été unanimement saluée, le film, pourtant l’un des succès populaires de l’année, n’a pas su convaincre l’Académie dans les autres catégories.

Monte-Cristo, recordman des nominations… mais grand oublié

C’était le film le plus nommé de la soirée. Avec 14 nominations, "Le Comte de Monte-Cristo" de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière était en lice pour plusieurs prix majeurs, notamment meilleur film, meilleure réalisation et meilleur acteur pour Pierre Niney (qui a finalement perdu face à Karim Leklou pour sa prestation poignante dans "Le Roman de Jim").

Pourtant, il repart avec seulement deux trophées : meilleurs costumes et meilleurs décors, des catégories techniques qui récompensent l’ampleur de sa reconstitution historique, mais qui laissent un goût amer au regard de son ambition.

Face à cette razzia manquée, la tendance de la soirée est claire : l’Académie a préféré des films plus audacieux et singuliers à des productions plus classiques.