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FIRE COUNTRY saison 4 : le choc dès le premier épisode, ça se complique pour Bode

Pour sa saison 4, FIRE COUNTRY diffusée sur PARAMOUNT+ prouve une nouvelle fois qu’elle ne ressemble à aucune autre. Avec un scénario mêlant aventures, récit carcéral et passions amoureuses, la série met littéralement le feu. ATTENTION SPOILERS !

Au sommet de la pyramide des shows consacrés aux pompiers

Croyez-le ou non, mais à la télévision américaine, les séries consacrées aux pompiers constituent un genre à part entière au même titre que les séries policières, celles de science-fiction ou d’heroic fantasy. Parmi les plus célèbres, on trouve NEW YORK 911 qui suit pendant 132 épisodes les aventures d’un groupe rassemblant pompiers, urgentistes et policiers du 55e district de la ville, le pilier CHICAGO FIRE créé en 2012 totalise lui 292 épisodes, la mini-série THE SMOKE racontait  le difficile retour d’un pompier grièvement blessé sur le terrain et l’excellente série SMOKE de l’écrivain Dennis Lehane avec Taron Egerton racontait l’année dernière sur APPLE TV un angle jamais vu ailleurs, celui du service enquêtait sur les origines des incendies. Bref, il y a du monde sur la grande échelle et ça, c’était avant que la série FIRE COUNTRY rebatte totalement les cartes du genre.

Aux habituels récits des dangers qu’affrontent les valeureux soldats du feu, le programme de Jerry Bruckheimer, le producteur de TOP GUN et de la franchise LES EXPERTS, et des créateurs de la série GREY'S ANATOMY ont ajouté deux dimensions que personne n’avait osé mixer auparavant. D’une part, le héros Bode Donovan (Max Thieriot, également présent à l’écriture du scénario) est un vrai bad boy passé par la case prison en quête de rédemption. Le danger vient donc tout autant des incendies et autres tremblements de terre dans les forêts de Californie que de sa vie quotidienne entre ses aller-retours au pénitencier et les habitants de sa ville natale ne voulant pas de lui. Autre dimension nouvelle : avoir à l’écran un héros hyperphysique n’occulte pas le traitement dans le détail de ses problèmes sentimentaux.

Quand l’amour et le thriller se mêlent à la lutte contre les incendies

À ce titre, Bode Donovan ne ressemble à aucun autre héros. Si les séries consacrées aux firemen sont systématiquement des histoires centrées autour de la solidarité d’un groupe, lui est quasiment seul contre tous. La saison 4 ne fait pas exception puisque dès le début, il perd un de ses seuls appuis à la caserne 42 d’Edgewater, son père Vince Leone (Billy Burke) qui la dirigeait d’une main de fer. Le plus logiquement du monde, il se présente à sa succession dans l’espoir d’enfin se faire accepter dans sa ville natale, mais voilà que son principal concurrent, Jake Crawford (Jordan Calloway) se lance à son tour. Soit l’homme qui lui a « volé » sa petite amie.

L’équation est redoutable : Bode est cerné de tous les côtés, l’incendie contre lequel il a appris à lutter pendant la saison 1 semble toucher tous les aspects de sa vie. On voit à quel point les scénaristes de la série savent appuyer sur les bons boutons pour susciter chez les téléspectateurs des émotions contradictoires. Tout le monde aime les pompiers, mais quand ce sont des prisonniers qui cherchent avant tout à écouter leurs peines ? Et pourquoi accepter de laisser un ancien criminel diriger un service chargé de protéger la population ? Cette recette n'a pas fini de faire des miracles.