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Alien Crystal Palace, ou le monde merveilleux d'Arielle Dombasle

Posté par Cinéma Canal le 19 décembre 2019
Dans Alien Crystal Palace (quel titre !), Arielle Dombasle nous raconte l'histoire de Dolores Rivers (quel nom!), réalisatrice incarnée par elle-même et de Nicolas Atlante, un chanteur de rock alcoolique, camé et complètement taré. Quelque chose les attire, comme un aimant, et ce quelque chose est le résultat des calculs d'un savant fou, interprété par le génial Michel Fau. C'est complètement fou, totalement foutraque, barré à mort, bref, il faut absolument voir ce film qui nous projette littéralement dans un trip sous acide. Il y aurait mille raisons de le regarder, mais en voici déjà trois.

1. Pour le casting, impressionnant, entre Arielle Dombasle qui se joue de son côté diva précieuse et perchée, s'évanouissant constamment et aussi naturellement qu'une Kylie Minogue dans le clip de Slow (Body Language !), qui porte des gants en latex sur le plateau de tournage de son film égypto-mystique-quelque chose (mais comme tout le monde porte des gants en latex, surtout les flics en blousons de cuir, ça devient absolument normal). Il y a évidemment Nicolas Ker, du groupe Poni Hoax, qui incarne une sorte de Gainsbarre à la dérive, Michel Fau donc, et puis Asia Argento, Christian Louboutin dans le rôle d'un des trois producteurs fous, avec Ali Madhavi, qui remplace allègrement son café par de la cocaïne qu'il prend directement sur sa main, c'est vrai ça, pourquoi s'embêter à faire des rails avec son AmEx, c'est tellement vulgaire, les AmEx. 

2. Pour l'unité de temps et de lieu totalement mise à mal : le film commence à Paris, puis on est dans le désert égyptien, puis à Marrakech, en passant par Venise. Il faut voir Arielle Dombasle déambuler dans le désert en bottes jusqu'aux genoux, et tant pis s'il fait trop chaud : l'allure, toujours l'allure, et tant pis pour le ridicule, le film l'est d'ailleurs parfois, et on en redemande tant c'est bon. Bref, les décors sont incroyables, il se passe clairement des choses étranges qu'on ne comprend pas toujours (certainement pas le genre de chose que vous vivrez si vous passez un week-end dans un riad ou dans un palais vénitien, bande de gens normaux). Et toute cette perte de repère est franchement régénérante. 

3. Pour toutes les trouvailles de réalisation, les détails des costumes, les flics en latex donc, et leur lampe frontale clignotante qui leur donne une allure de sbires débiles, les cols de chemises des producteurs, les habits égyptiens sur le plateau de tournage qu'on croirait avoir été fait pour le spectacle de l'école, mais "c'est pas grave, ça fera l'affaire", l'image qui s'arrête quand notre chanteur de rock arrive à une fête, les plans de la mer, des astres, Arielle Dombasle dans les éclairs, Arielle Dombasle qui s'envoie en l'air avec son assistante de prod dans les fantasmes de notre chanteur, rien n'a de sens et, dans le même temps, tout ça parvient à constituer un objet cinéphile non identifié mais à ne pas manquer !

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