Cannes 2025 : La fille, et petite-fille, de stars américaines apporte un vent d'audace, sensualité et élégance
L’actrice américaine Dakota Johnson foulera aujourd’hui le tapis rouge du Festival de Cannes 2025 à l’occasion de la présentation de SPLITSVILLE de Michael Angelo Covino (THE CLIMB) à Cannes Première. Fille de stars, petite-fille d’icône, Dakota Johnson aurait pu se contenter d’une trajectoire facile mais l’actrice américaine âgée de 35 ans a préféré emprunter des chemins moins balisés. De son explosion dans 50 NUANCES DE GREY à ses choix cinématographiques audacieux et éclectiques, elle construit depuis plus d’une décennie une filmographie singulière, faite de contrastes et de convictions.
Une carrière construite entre prestige et prise de risques
Fille de Melanie Griffith (WORKING GIRL) et Don Johnson (DEUX FLICS A MIAMI), et petite-fille de Tippi Hedren (LES OISEAUX), Dakota Johnson est née au coeur d'Hollywood et connaît très tôt les coulisses du cinéma. Elle fait sa première apparition à l’écran en 1999 dans CRAZY IN ALABAMA, un film réalisé par Antonio Banderas, alors compagnon de sa mère. Mais ce n’est qu’en 2010 qu’elle commence réellement à se faire remarquer, avec de petits rôles dans THE SOCIAL NETWORK de David Fincher, BEASTLY, ou encore 21 JUMP STREET.
Pourtant, la jeune femme a su se forger une trajectoire artistique propre, mêlant grands succès populaires et choix plus confidentiels. En 2015, Dakota Johnson devient une star internationale avec le rôle d’Anastasia Steele dans 50 NUANCES DE GREY, adaptation sulfureuse du best-seller d’E.L.James. Si la trilogie (qui comprend également 50 NUANCES PLUS SOMBRES et 50 NUANCES PLUS CLAIRES) divise la critique, elle propulse l’actrice sur le devant de la scène mondiale. Face à Jamie Dornan, elle y dévoile une sensualité assumée et une palette émotionnelle bien plus riche que ne le laissait présager le matériau d’origine.
Mais au lieu de capitaliser sur cette image glamour, Dakota Johnson choisit de surprendre, elle a depuis multiplié les contre-pieds dans des œuvres exigeantes comme SUSPIRIA de Luca Guadagnino, revisitant la comédie romantique dans CÉLIBATAIRE, MODE D’EMPLOI, et s’essayant au film musical dans LA VOIX DU SUCCÈS.

Un goût pour l'indépendance et la complexité
Ce qui définit Dakota Johnson, c’est sa capacité à incarner des personnages ambigus, souvent en tension entre force et fragilité. Dans THE LOST DAUGHTER de Maggie Gyllenhaal, où elle donne la réplique à Olivia Colman et Jesse Buckley, elle est une jeune mère solaire et perturbante, aussi touchante qu’instable. Même dans des films plus commerciaux, elle conserve une ligne : incarner des femmes modernes, complexes, libres. Ce qui distingue Dakota Johnson, c’est sa propension à embrasser des rôles de femmes imparfaites, souvent prises dans des dilemmes intérieurs. Loin des archétypes hollywoodiens, elle choisit des récits où la vulnérabilité se mue en force .
En parallèle, Dakota Johnson s’implique aussi en tant que productrice via sa société TeaTime Pictures, mettant en lumière des projets originaux où elle tient le rôle principal. Elle est d’ailleurs productrice de SPLITSVILLE..
Le cas MADAME WEB : le paradoxe Dakota Johnson
MADAME WEB, est pour Dakota Johnson une incursion dans l’univers Marvel, marquant son arrivée dans les blockbusters de super-héros. Malgré son ambition et un casting séduisant, MADAME WEB a été largement critiqué pour son manque de cohérence narrative, sa réalisation plate et son ton hésitant. Le film n’a pas su trouver un équilibre entre introspection et action, ni convaincre en tant que nouvel univers cinématographique. Il a été moqué sur les réseaux sociaux pour certaines répliques maladroites et son esthétique datée.
Pour Dakota Johnson, MADAME WEB reste un choix audacieux. Elle s’est souvent exprimée en interviews sur le fait que l'expérience de tournage était très différente de ce qu'elle imaginait, notamment en raison de l’aspect très contrôlé du genre et du tournage sur fond vert. Son jeu reste néanmoins salué pour sa retenue et sa sincérité dans un film qui peine à lui donner un cadre à la hauteur de son potentiel.

Un sex-appel subtil, moderne et assumé
Présenté à Cannes, SPLITSVILLE est une comédie dramatique américaine réalisée par Michael Angelo Covino, coécrite avec Kyle Marvin. Le film met en vedette Dakota Johnson, Adria Arjona, Michael Angelo Covino et Kyle Marvin , avec une sortie prévue aux États-Unis le 22 août 2025. Dans ce film, Ashley (Adria Arjona) annonce à son mari Carey (Kyle Marvin) qu'elle souhaite divorcer. Désemparé, Carey se tourne vers leurs amis Julie (Dakota Johnson) et Paul (Michael Angelo Covino) pour obtenir du soutien. Il découvre alors que leur secret pour un mariage heureux est une relation ouverte. Cette révélation bouleverse les dynamiques entre les deux couples, menant à des situations chaotiques et explorant les complexités des relations modernes.
Dakota Johnson possède une sensualité à part. Ni tape-à-l’œil ni caricaturale, son sex-appeal repose sur une alliance rare de douceur et de force qui la rendent inoubliable à l’écran. Loin des stéréotypes, elle impose une image de femme libre, désirante, et surtout décidée à ne pas se laisser enfermer. Avec SPLITSVILLE, elle continue d’arpenter les chemins de traverse du cinéma, refusant les cases toutes faites.

Bien que SPLITSVILLE soit sa première présentation officielle à Cannes, Dakota Johnson a déjà participé à d'autres festivals internationaux, notamment la Mostra de Venise en 2018 pour SUSPIRIA de Luca Guadagnino. Sa présence à Cannes en 2025 souligne son engagement envers le cinéma d'auteur et sa volonté de collaborer avec des réalisateurs indépendants.
À Cannes, elle devrait briller autant par sa présence magnétique que par l’intelligence de ses choix artistiques. Elle confirme, si besoin était, qu’elle est bien l’une des actrices les plus fascinantes et insaisissables de sa génération. Dakota Johnson a su, en une décennie, dépasser l’étiquette de « fille de » pour devenir une artiste respectée. Sensuelle sans jamais se réduire à cela, elle construit une filmographie audacieuse, faite de prises de risques et de finesse psychologique. À 35 ans, elle incarne une génération d’actrices capables de conjuguer succès public et intégrité artistique. Et si sa carrière devait être résumée en un mot, ce serait sans doute : liberté.
Splitsville de Michael Angelo Covino n'a pas encore de date de sortie en salle annoncée en France.






