Ce film avec Dakota Johnson est le plus sexy de Cannes 2025
Présenté hors compétition dans la section Cannes Première, SPLITSVILLE revisite les aventures extraconjugales avec un humour décomplexé, un quatuor d’acteurs parfaitement accordés, et une mise en scène aussi inventive que rythmée. Déjà la meilleure comédie de l'année ?
SPLITSVILLE : la comédie américaine qui dynamite le couple moderne
Le pitch de SPLITSVILLE est simple : Carey, largué brutalement par sa femme après à peine quatorze mois de mariage, atterrit en pleine crise chez ses amis Julie et Paul. Ces derniers, tout sourire, lui dévoilent leur “recette” pour faire durer leur couple : une relation libre, consentie et détendue. Du moins en apparence.
Carey, encore sonné, va mettre le doigt dans un engrenage bien plus explosif qu’il ne le pensait, en couchant avec Julie, ce qui va déclencher un enchaînement de disputes, de révélations, et de scènes aussi embarrassantes que réjouissantes.
SPLITSVILLE s’inscrit dans la tradition des comédies de mœurs américaines, mais avec une énergie et une fraîcheur qui rappellent autant Blake Edwards que les frères Farrelly. Michael Angelo Covino et Kyle Marvin, déjà à l’origine de THE CLIMB, retrouvent ici leur alchimie scénaristique et leur sens du tempo comique. Le film avance en six chapitres serrés, alternant vannes acides, gags burlesques et tensions amoureuses sans jamais perdre son rythme.

Une merveille d’écriture
Loin de se contenter d’enchaîner les situations absurdes, SPLITSVILLE observe avec un œil aussi lucide que drôle les contradictions du couple moderne. Le film ne moralise jamais, mais explore les limites de la liberté sexuelle, la confusion entre désir et affection, et la difficulté d’aimer autrement. Il le fait avec un humour à la fois physique et verbal, porté par des scènes chorégraphiées avec soin – dont une bagarre absurde (avec des poissons rouges) qui pourrait devenir culte.
Dakota Johnson, Adria Arjona, Kyle Marvin et Michael Angelo Covino forment un quatuor d’acteurs impeccables, chacun jouant avec précision les maladresses, les frustrations et les petits chaos intimes de leurs personnages. Le tout servi par une réalisation très graphique : baies vitrées, jeux de reflets, miroirs et dédoublements visuels renforcent les malentendus et les effets comiques, sans jamais surcharger l’image.
SPLITSVILLE est une comédie légère, mais jamais creuse. Elle fait rire, souvent fort, mais derrière le gag, elle interroge. Jusqu’où peut-on repousser les règles d’un couple sans qu’il implose ? La question reste ouverte, à l’image du film.






