César 2025 : De passage à Paris pour la cérémonie, Julia Roberts a dévoilé son film français préféré et c'est étonnant
Ce vendredi 28 février, Julia Roberts était présente sur la scène de l'Olympia pour la 50ᵉ cérémonie des César diffusée sur CANAL+, au cours de laquelle elle a reçu un César d'honneur. Lors de son arrivée sur le tapis rouge, Léna Situations l'a interrogée sur son film français préféré. Et sa réponse est pour le moins surprenante !
Julia Roberts, César d'honneur 2025
Présente à Paris ce vendredi 28 février, Julia Roberts a reçu un César d'honneur. Une distinction qui vient célébrer une carrière jalonnée de succès et de rôles inoubliables. CANAL+ et l’Académie des César, qui ont déjà honoré des figures majeures du cinéma mondial comme Cate Blanchett, Christopher Nolan ou encore David Fincher, ont cette fois choisi de saluer l’une des actrices les plus adulées de sa génération.
C’est Clive Owen, avec qui elle partageait l’affiche de "Closer, entre adultes consentants", qui a eu l’honneur de lui remettre la précieuse statuette. Un moment fort de cette 50ᵉ cérémonie des César, où Julia Roberts est apparue rayonnante et émue devant un public conquis. Son parcours, marqué par des performances marquantes dans "Pretty Woman", "Erin Brockovich" (qui lui a valu l’Oscar de la meilleure actrice) ou encore "Coup de foudre à Notting Hill", en a fait une véritable icône du cinéma mondial.
La voir sur la scène de l'Olympia, avec son sourire iconique, était un moment fort de cette 50e cérémonie. Et sa venue sur le tapis rouge a été l'occasion de lui demander quel était son film français préféré.
Julia Roberts fascinée par un court-métrage culte
Interrogée sur son film français préféré, Julia Roberts a révélé son admiration pour un court-métrage expérimental : "C'était un rendez-vous" de Claude Lelouch, réalisé en 1976.
D’une durée de huit minutes, ce court-métrage repose sur un unique plan-séquence, sans coupe ni effets spéciaux. La caméra, fixée à l’avant d’une voiture lancée à tombeau ouvert dans les rues de Paris, plonge le spectateur dans une course effrénée à travers la capitale déserte au petit matin. De l’Arc de Triomphe aux Champs-Élysées, en passant par le Louvre et la place de l’Opéra, le véhicule franchit feux rouges, carrefours et passages piétons à une vitesse vertigineuse, dans un vacarme mécanique assourdissant. L’objectif ? Rejoindre le sommet de Montmartre, où une femme attend, à l’aube.
Mais ce qui fait la force du film, c’est l’aura de mystère qui l’entoure depuis des décennies. Lelouch a toujours entretenu le flou sur les conditions de tournage. Qui était réellement au volant ? Officiellement, c’était lui, pilotant une Mercedes 450 SEL V8 équipée d’une caméra gyrostabilisée, tandis que le rugissement du moteur d’une Ferrari 275 GTB a été ajouté en post-production pour accentuer la sensation de vitesse. Mais pour beaucoup, cette version semble trop sage : certains évoquent la possibilité qu’un véritable pilote de course ait conduit, tandis que d’autres imaginent un tournage plus risqué qu’il ne l’a avoué.
Lelouch a également admis ne pas avoir obtenu d’autorisation pour filmer cette scène. Tourné à l’aube d’un dimanche d’août, le film a bien failli lui valoir des poursuites judiciaires. Ce n’est que grâce à l’intervention du président Valéry Giscard d’Estaing, dit-on, que l’affaire a été classée. Depuis, "C’était un rendez-vous" est devenu une œuvre culte du cinéma underground, un fantasme cinématographique souvent cité comme l’une des plus grandes prouesses techniques de son époque et qui a marqué bien au-delà de nos frontières.



