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Charles Bronson, le justicier au sourire de pierre

Posté par Marc Larcher le 4 novembre 2021
Pour fêter les 100 ans de l’acteur, TCM Cinéma propose cinq des films qui ont fondé sa légende, celle d’un vengeur muet et implacable.
Cent fois copié, jamais égalé

Il a 100 ans cette année, il ne parle toujours pas ni ne sourit. En 2021, l’effet que l’acteur produit à l’image reste encore inégalé. Face à ce visage minéral et ces yeux perçants, le spectateur se fige, fasciné et les autres comédiens savent qu’ils n’ont plus beaucoup de temps à vivre à l’écran. C’est une des formules secrètes du cinéma, copiée à l’infini depuis que le visage de Charles Buchinsky, un ancien mineur de fonds des montagnes Appalaches est apparu à l’écran au début des années 50. Le succès mondial de Clint Eastwood, alors modeste acteur de séries à la télévision ? Il le doit aux rôles dans les westerns italiens que Bronson a refusés. Les films de vengeance de Bruce Willis, Jason Statham ou Liam Neeson qui ont fait le bonheur des fans dans les années 80, 90, 2000 jusqu’à maintenant, c’est bien lui qui les a inventés. Et l’on ne parle même pas du succès du film-opéra que Sergio Leone lui a composé en 1968 IL ÉTAIT FOIS DANS L’OUEST, reconnu comme le western du siècle.

Un tueur silencieux qui a passé un pacte avec la mort

Pour célébrer l’impact d’une des personalités les plus influentes du cinéma, il fallait bien une série de cinq films. Avec en tête, celui qui a vu son triomphe mondial mais aussi sa chute, UN JUSTICIER DANS LA VILLE de Michael Winner. En 1974, ce rôle d’architecte new-yorkais qui décide de mettre fin à la délinquance dans son quartier après que sa femme a été tuée et sa fille handicapée au cours d’une agression, va en effet déclencher un immense scandale aux Etats-Unis. Si le film triomphe – les spectateurs applaudissent quand Bronson dessoude les voyous à l’écran -, la critique y voit un plaidoyer fasciste pour l’autodéfense. En le revoyant aujourd’hui, on découvre surtout un polar inquiétant sur la lente descente aux enfers d’un bobo pacifiste poussé à bout. Deux ans auparavant, c’est une autre histoire de vengeance qui a marqué les cinéphiles. Dans le western LES COLLINES DE LA TERREUR, l’acteur interprète un indien ayant tué un sheriff et qui se retrouve poursuivi par une bande de mercenaires dans le désert. Contre toute attente, c’est lui qui se met à traquer ses poursuivants et les élimine un à un, telle une incarnation de la mort elle-même. La presse salue alors son jeu magnétique – l’acteur ne prononçant en 90 minutes que quinze phrases dont treize en dialecte apache non sous-titré… À la même période, on le retrouve dans son chef d’œuvre, toujours chez Michael Winner. Devenu un film culte, LE FLINGUEUR raconte l’histoire d’un tueur à gages qui doit former un jeune apprenti à l’art complexe du crime parfait. Deux scènes tirées du film sont depuis entrées dans l’histoire du cinéma : les 15 premières minutes silencieuses au cours desquelles on le voit préparer un attentat et le passage où Arthur Bishop et son jeune padawan observent amusés le suicide d’une jeune fille qu’ils encouragent. Sans parler du sous-texte homosexuel du film. Rarement le cinéma de genre a été si cruel et hypnotique. Les amateurs de films d’espionnage préféreront sans doute UN ESPION DE TROP de Don Siegel (1977) où les agents dormants communistes sont transformés en armes vivantes par un simple coup de fil. Enfin, il ne faut pas oublier MR MAJESTYK de Richard Fleischer (1973) dans lequel Charles Bronson devenu un riche paysan prend la défense de ses employés immigrés face aux menaces de cultivateurs racistes.

Un des acteurs préférés du public français

Avec cette rétrospective, c’est toute une époque qui resurgit, celle où un acteur par sa seule présence et son charisme animal pouvait signifier la menace, inspirer la peur tout en séduisant le public féminin. Et attirer sur son seul nom des millions de spectateurs dans les salles, en particulier en France où certaines salles diffusaient uniquement ses films dans les années 70. Grâce à ces cinq pépites choisies par TCM Cinéma, Charles Bronson est devenu un genre cinématographique à lui tout seul. Et ça, peu de stars, si ce n’est aucune, peuvent en dire autant.

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