Faut-il regarder les trois films pour comprendre 28 ANS PLUS TARD ?

Une saga qu’on peut prendre dans le désordre ?
Le souci avec les sagas et les franchises, c’est qu’il faut pour en profiter pleinement les prendre dans l’ordre. Or personne ou pas grand monde n’a le temps de regarder deux DVD avant d’aller voir en salle le troisième volet d’une trilogie. Pour 28 ANS PLUS TARD, la question est d’autant plus légitime que le titre des films successifs, 28 JOURS PLUS TARD (2002) et 28 SEMAINES PLUS TARD (2007), indiquent un lien entre les différents chapitres et une partie la dramaturgie :le virus au centre du premier long-métrage ne cesse de s’étendre dans l'espace et dans le temps.

Le virus de la Fureur au centre des trois premiers volets
Fort heureusement, le réalisateur Danny Boyle et le scénariste Alex Garland ont résolu ce problème pour les spectateurs. Dès les premières minutes du premier volet, on comprend en voyant Jim (Cillian Murphy) sortir du coma à l’hôpital Saint Thomas de Londres, errer dans les rues désertes de la capitale anglaise puis entrer dans une église pour y découvrir le spectacle macabre de corps entassés : une épidémie jamais vue frappe le Royaume-Uni. En l'occurrence, une rage nouvelle sortie d’un laboratoire lorsque trois défenseurs des animaux ont voulu libérer des singes soumis à d’étranges expériences sur la violence dont l’inoculation d’un virus de la Fureur. Les trois films reposent sur ce socle-là et n'en démordent pas : cette contamination s’étend de Londres à Manchester dans le premier volet puis à tout le territoire. A la fin du premier film, le trio de héros survivants réussit tout juste à se réfugier dans une maison isolée près d'un lac où Jim récupère de sa blessure. Le deuxième chapitre exploite habilement la question de la répression de l’épidémie en montrant comment les forces de l'OTAN prennent le contrôle des zones contaminées, exterminent les monstres et soumettent la population à une surveillance extrême. Et lorsqu’un contaminé s’introduit dans les quartiers protégés, les soldats ne font plus de différences entre les humains et les monstres. En un mot, les survivants font désormais face à deux menaces : la contamination et ceux qui luttent contre. Pour 28 ANS PLUS TARD, la donnée est encore plus simple : près de trois décennies après le début de l’épidémie, un père et son fils doivent quitter l'île où ils se sont réfugiés avec d’autres survivants pour accomplir une mission au cœur du continent, là où les infectés ont muté et les rares autres survivants semblent tout aussi dangereux.

Un quatrième volet déjà tourné
Après un tel succès, Danny Boyle passe la main pour le quatrième volet - comme il l’avait fait pour le deuxième - avant de mieux la rependre ? C’est donc la réalisatrice Nia da Costa (CANDYMAN, THE MARVELS) qui va diriger 28 ANS PLUS TARD : LE TEMPLE DES OS, le 4ème volet qui soit sortir dès l’année prochaine avec toujours Alex Garland au scénario. Selon les premières informations ayant filtré, il s’agirait de la suite directe du film sorti cette année centrée cette fois-ci autour du lieu dans lequel on découvre le personnage interprété par Raph Fiennes. A noter que le personnage de Jim (Cillian Murphy) revient dans le quatrième volet afin peut-être de fermer la boucle...
28 ANS PLUS TARD, actuellement en salles.


