Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Hunter Killer, une politique-fiction à vingt mille lieues sous les mers

Posté par Rosario Ligammari le 4 mai 2020
Entre thriller politique et film de guerre, Hunter Killer immerge en grand partie le spectateur sous l'eau. Après A la Poursuite d'Octobre Rouge ou USS Alabama, le long-métrage de Donovan Marsh s'inscrit ainsi dans la continuité des « films de sous-marin ».
En apnée

Hunter Killer (Donovan Marsh, 2019) démarre en plein océan Arctique où un commandant de sous-marin inexpérimenté et caractériel (interprété par Gerard Butler) découvre que des terroristes russes préparent un coup d’État. Ce dernier doit alors faire équipe avec le US Navy Seals pour sauver le président russe kidnappé et – la tâche est rude – éviter une Troisième Guerre mondiale.

En se déroulant en partie sous l'eau, Hunter Killer appartient à ce qui serait sans doute le genre le plus redouté par toute personne souffrant de claustrophobie : le film de sous-marin. Sans être vraiment un genre à part entière, il existe pourtant quelques films dont l'intrigue se situe dans les fonds sous marins en pleine période de la Guerre froide. En étant à la fois un thriller d'action géopolitique et en s'inscrivant dans la tradition des films de guerre, Hunter Killer se situe à la croisée des genres.

Le film de guerre subaquatique

Nous embarquant à bord d'un sous-marin en pleine guerre froide, l'immersif (donc anxiogène) A La Poursuite d'Octobre Rouge (John McTiernan, 1990) fait figure de référence en matière de film de guerre subaquatique et fait office par ailleurs de source d'inspiration évidente pour Hunter Killer. K19 : le piège des profondeurs (Katherine Bigelow, 2002) n'en est pas moins palpitant avec son parti pris de dévoiler la Guerre froide à travers le premier sous-marin nucléaire soviétique. On peut encore citer le huis clos USS Alabama (Tony Scott, 1995), long-métrage qui confronte deux points de vue concernant le déclenchement des armes atomiques du sous-marin.

Ces derniers temps, il semblerait que les films de sous-marin reviennent en force. Nous avons vu l'année dernière Le Chant du Loup, premier long-métrage de l'ancien diplomate Antonin Baudry. Et, hasard des calendriers ou non,, Hunter Killer est sorti un mois après Kursk (Thomas Vinterberg) qui, quant à lui, porte sur le naufrage du sous-marin nucléaire russe K-141 Koursk (survenu en mer de Barents le 12 août 2000).

Spectaculaire mais aussi réaliste

Hunter Killer possède une base solide en étant adapté du livre Firing Point (2012) autrement dit plus de sept-cent pages rédigées par David Wallace, commandant du sous-marin nucléaire USS Houston, et Don Keith, journaliste et auteur de best-sellers. Le résultat à l'écran est criant de réalisme, ce qui confère même au long-métrage une dimension documentaire, en montrant par exemple les systèmes de lutte anti-torpilles des sous-marins.

Depuis longtemps, Le Bateau (Wolfgang Petersen, 1982), long-métrage qui se déroule dans un sous-marin allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale, est considéré par beaucoup comme étant « le plus réaliste des films de sous-marin ». Hunter Killer peut désormais se positionner en tant que rival et apparait comme un bon candidat pour gagner à la bataille navale.

Hunter Killer, disponible dès le 03/05 sur CANAL+

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Toutes les vidéos cinéma, films et émissions sont disponibles sur CANAL+

Suivez CANAL+ Cinéma  sur :

Facebook

Twitter

Instagram