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La Malédiction de la Dame Blanche : la nouvelle figure de la saga Conjuring

Posté par Rosario Ligammari le 20 mai 2020
Il y a sept ans sortait le premier Conjuring, un film d'horreur à petit budget inspiré des Warren, le célèbre couple de chasseurs de démons. Fort de son succès, le réalisateur et producteur James Wan a mis en œuvre un véritable « Conjuring-verse », autrement dit tout un univers autour de Conjuring. Six films plus tard, La Malédiction de la Dame Blanche s'ajoute à la célèbre saga d'horreur des années 2010.
Le Conjuring-verse

Au rythme d'environ un film par an, on peut dire que le cinéma d'horreur des années 2010 a été marqué par le « Conjuring-verse ». Lancé en 2013 par James Wan (révélé avec le premier Saw en 2004), Conjuring est à la base un petit film d'horreur dont la production ne dépasse pas les vingt millions de dollars. Budget modeste donc mais énorme succès : Conjuring a engendré non seulement une suite (et un troisième volet prévu pour bientôt) mais aussi plusieurs films dérivés de son univers. Et beaucoup, beaucoup de recettes.

Récapitulons du côté des films appartenant au « Conjuring-verse ». Nous avons les Conjuring bien sûr (Conjuring 1 : Les dossiers de Warren en 2013 et Conjuring 2 : Le cas Enfield en 2016), tous deux signés James Wan et s'inspirant des parapsychologues (ou « chasseurs de démons ») Ed et Lorraine Warren. Les spin-offs quant à eux reprennent les êtres maléfiques rencontrés pendant les enquêtes du couple, comme la fameuse Annabelle, avec le premier volet éponyme (John R. Leonetti, 2014), Annabelle 2 : la création du mal (David F. Sandberg, 2017) et Annabelle : La Maison du mal (Gary Dauberman, 2019, actuellement sur CANAL+), sans oublier Valak alias La Nonne (Corin Hardy, 2018). Et voici la petite dernière avec La Malédiction de la Dame Blanche (Michael Chaves, 2019).

La Dame Blanche : origine de la légende

Si La Malédiction de la Dame Blanche démarre au Mexique en 1673, nous nous retrouvons vite trois-cents ans plus tard, à Los Angeles. Anna (Linda Cardellini) est une assistante sociale qui élève seule ses deux enfants depuis que leur père policier a été tué. Un jour, deux frères qu'elle suit sont retrouvés noyés. La mère des garçons accuse Anna, et pire encore : elle lui apprend qu'elle a demandé à la Dame blanche de venir prendre ses enfants. Une histoire inspirée de faits réels ?

La Malédiction de la Dame Blanche est un titre « trompe-l’œil » : le film ne parle pas de la fameuse dame en blanc qui effraye les automobilistes ; autrement dit, elle ne correspond pas à la légende telle qu'on l'a connaît en France. La Dame Blanche du film est en réalité la Llorona (le titre original du long-métrage étant The Curse of The Illorana), « la pleureuse » en espagnol, très populaire au Mexique. Et qui est donc cette « llorona » ? Selon la légende, il s'agit d'une femme qui, abandonnée par un homme, tua ses enfants en les noyant dans une rivière ; on la surnomma ainsi parce qu'elle était condamnée à pleurer jusqu'à sa mort. On voit mieux le lien avec le scénario de La Malédiction de la Dame Blanche.

Un film marqué par l'univers Conjuring

Que cela soit la maison, le couvent ou la poupée qui soient hantés, une chose est sûre : le public n'est pas près de descendre du train fantôme mené à vive allure par Conjuring. Après la poupée terrifiante comme pouvait l'être avant elle Chucky et la religieuse diabolique (dans la filiation de films tels que L'Exorciste de William Friedkin en 1974), la Dame Blanche donne autant de frissons et de sueurs froides.

Avec James Wan à la production (qui a d'ailleurs supervisé tous les films du Conjuring-verse), La Malédiction de la Dame Blanche a pour particularité de ne pas être raccordé directement à Conjuring mais aux spin-offs Annabelle, à travers le seul personnage du Père Perez (toujours interprété par Tony Amendola). Avec du surnaturel et de la religion (et même un peu de chamanisme), des portes grinçantes, des jumpscares assourdissants, des spectres tétanisants, des travellings qui glissent de la lumière à l'obscurité, des plans-séquences anxiogènes filmés à la steadycam, il n'y a cependant pas l'ombre d'un doute : nous sommes bien dans le Conjuring-verse. La caméra en tremble encore.

La Malédiction de la Dame Blanche, disponible dès le 21/05 sur CANAL+CINEMA

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