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MY BEAUTIFUL BOY : face à face bouleversant entre Timothée Chalamet et Steve Carell

Posté par Alexis Lebrun le 26 juillet 2021
Pour son premier long-métrage en langue anglaise, le réalisateur belge Felix van Groeningen adapte à l’écran une histoire vraie difficile sur l’addiction à la drogue d’un ado. Mais MY BEAUTIFUL BOY est un film lumineux, marqué par la rencontre entre deux grands talents du jeu.
They tried to make me go to rehab

Nic Sheff est le genre de garçon promis à un grand avenir. Fils d’un journaliste du New York Times, il a la tête bien pleine et bien faite, mais c’est aussi un athlète qui ne manque pas de charme. Bref, c’est l’homme idéal qui va réussir brillamment ses études dans une des meilleures facs américaines. C’est du moins ce que pense son père David, mais ce dernier ignore que son fiston chéri prend de la drogue depuis plusieurs années, et sa consommation a augmenté au point qu’il est désormais affreusement dépendant à la méthamphétamine. Tout s’effondre pour cette famille : David ne reconnaît plus du tout son fils et même s’il est déterminé à l’aider pour sauver sa peau et celle de sa famille, il ne sait pas comment s’y prendre, et ses relations avec Nic changent du tout au tout, alors que l’on découvre leur histoire commune à travers de nombreux flashbacks.

Ces deux personnages existent vraiment dans la réalité, puisque le scénario de MY BEAUTIFUL BOY (2018) est une adaptation de Felix Van Groeningen et Luke Davies, basée sur les livres publiés par les vrais Nic et David Sheff pour raconter leur histoire de deux points de vue différents. Et autant le dire d’emblée, ils pouvaient difficilement rêver mieux que Timothée Chalamet et Steve Carell pour les incarner à l’écran. Nommé aux BAFTA et aux Golden Globes, le prodige franco-américain livre une prestation digne des Oscars, et au-delà de sa transformation physique (il a perdu 10 kilos pour son rôle d’addict), il frappe par la justesse et l’intensité de sa performance. Pour ne rien gâcher, Steve Carell est au diapason et montre encore une fois qu’il est un sacré client pour les rôles de drames. Bien secondés par Maura Tierney et Amy Ryan (respectivement femme et ex-femme de David), ils réussissent à faire de MY BEAUTIFUL BOY plus qu'un film simplement émouvant, aidés aussi par une photographie et une bande-originale qui restent longtemps dans la tête.

Les parents à la rescousse de leurs enfants accros

MY BEAUTIFUL BOY bénéficie en ce sens de l’incontestable savoir-faire du réalisateur Felix Van Groeningen, qui poursuit ici son exploration des relations familiales difficiles, après les remarquables LA MERDITUDE DES CHOSES (2009), ALABAMA MONROE (2012) et BELGICA (2016). Il s’attaque cette fois à un classique du cinéma américain, les parents confrontés à l’addiction à la drogue d’un de leurs enfants. On se souvient que dans BASKETBALL DIARIES (Scott Kalvert, 1998), Leonardo DiCaprio incarnait un joueur accro et pas vraiment aidé par sa mère lorsque cette dernière découvrait le pot aux roses.

Les choses étaient aussi très compliquées dans le cultissime THIRTEEN (Catherine Hardwicke, 2003), où Holly Hunter jouait une mère tentant d’arrêter la spirale autodestructrice de sa fille (Evan Rachel Wood), dont la drogue était loin d’être le seul souci. Enfin, dans le plus récent BEN IS BACK (Peter Hedges, 2018), Julia Roberts se retrouvait à son tour dans la peau de la mère dont le fils (Lucas Hedges) est toxicomane, ce qui met évidemment à l’épreuve leur relation. On ne peut que se réjouir de voir Hollywood traiter cette question éminemment d’actualité, dans la mesure où comme cela est rappelé dans MY BEAUTIFUL BOY, l’addiction à des drogues diverses et variées tue chaque année un nombre incalculable d’américains de moins de 50 ans.

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