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Papillon ou la prison avant l'évasion

Posté par Rosario Ligammari le 26 Juillet 2020
En huis clos ou non, le milieu carcéral a beaucoup été montré au cinéma, au point de pouvoir parler du « film de prison » comme d'un genre. Un seul objectif dans ces cas-là : l'évasion. Papillon ne fait pas exception : Henri Charrière est emprisonné pour un crime qu'il dit ne pas avoir commis et fera tout pour s'échapper du bagne.
Papillon : la prison pour Henri Charrière

La prison est très présente au cinéma, au point de pouvoir parler d'un genre à part entière. Que pouvons-nous en dire ? Qu'il s'agit, à première vue, d'un huis clos. Lorsque le personnage principal (héros ou souvent anti-héros) est enfermé, le spectateur l'est aussi, comme le prouve aussi bien Le Trou (Jacques Becker, 1960) qu'Un Prophète (Jacques Audiard, 2009).

Dans Papillon (Michael Noer, 2018), le malfrat Henri Charrière (interprété par Charlie Hunnam), dit « Papillon » à cause de son tatouage sur sa poitrine, est condamné à la prison à vie pour un meurtre qu'il nie avoir commis. Sur le navire qui l'emmène au bagne de Cayenne, il rencontre Louis Dega (Rami Malek), un faussaire fortuné. Les deux hommes font rapidement alliance pour trouver le moyen de s'évader...

Prison et évasion au cinéma

Car oui, quel est le principal enjeu du film de prison ? S'en échapper bien sûr. Et cela depuis des films tels que Je suis un évadé (Mervyn LeRoy, sorti en 1932) ou encore Le Code criminel (1932), premier film noir signé Howard Hawks, juste avant Scarface (1933). Dans Un condamné à mort s'est échappé (Robert Bresson, 1956), nous sommes dans la tête du personnage (grâce à la voix off) qui prépare des plans infaillibles pour sortir de sa cellule.

Citons aussi Les Évadés (1995) que le réalisateur Frank Darabont (qui signera quinze ans plus tard La Ligne Verte, autre film de prison) voit surtout comme une métaphore de la vie, la routine et les habitudes représentant des enfermements mentaux. Impossible aussi d'oublier Midnight Express (Alan Parker, 1978), soit l'histoire vraie de William Hayes, arrêté en 1970 à l’aéroport d’Istanbul avec deux kilos de haschich avant son retour aux États-Unis. 

Des films de prison, encore et encore

Forcément, le passage par la case prison est inévitable dans les films noirs tels que le biopic en deux parties sur Mesrine (Jean-François Richet, 2008), celui-ci constituant l'exemple parfait du gangster qui n'a cessé de s'évader. De la même manière, Frank Morris dans L’Évadé d'Alcatraz (Don Siegel, 1979) parvient à s'échapper de la prison la plus surveillée des États-Unis. D'ailleurs, Alcatraz a servi de décor à de nombreux films tels que Le Prisonnier d'Alcatraz (John Frankenheimer, 1962) ou encore Meurtre à Alcatraz (Marc Rocco, 1995).

Plus rare, il y a aussi les films de prison pour femmes (dit aussi WIP pour Women In Prison). Jesus Franco s'est illustré dans ce genre souvent saupoudré d'érotisme avec des longs-métrages tels que Quartier de femmes (1972) ou 99 Women (1979). Il y a encore ces films spécifiques sur les mineurs en prison comme Dog Pound (Kim Chapiron, 2010), « cousin éloigné » du Scum d'Alan Clarke (1980), qui quant à lui se passe précisément en maison de correction.

Plus généralement, on peut citer Le Baiser de la femme araignée (Hector Babenco, 1985), Down by law (Jim Jarmusch, 1986), Les Poings contre les murs (David Mckenzie, 2014), Une Prière avant l'aube (Jean-Stéphane Sauvaire, 2018)… La liste est très longue. Sans oublier Papillon, mais cette fois celui de Franklin J. Schaffner sorti en 1973, avec Steve McQueen et Dustin Hoffman qui est un autre film à partir de la même histoire que le Papillon de Michael Noer.

Papillon, disponible dès le 24/07 sur CANAL+

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