Ligue des champions : Les erreurs que Paris ne devra pas (re)commettre contre Arsenal
Le Paris SG va retrouver Arsenal en demi-finale de Ligue des champions, le 29 avril. Et les deux équipes se connaissent bien puisqu’elles s’étaient affrontées le 1er octobre dernier… Les Parisiens en gardent un très mauvais souvenir.
Seulement huit mois ont passé, mais la déroute du PSG à Arsenal semble très lointaine. Alors que les deux équipes s’affrontaient pour la 2e journée de saison régulière de Ligue des champions, Paris sombrait (0-2), totalement dominé et sans Dembélé. Retour sur les raisons de cette leçon, sur laquelle Luis Enrique pourra s’appuyer pour les demi-finales.
Les compos : Luis Enrique a changé, Arteta s'est adapté
Luis Enrique n’a pas chamboulé l’ensemble de son équipe de départ depuis ce 1er octobre. Sauf blessure, le gardien ainsi que la ligne défensive devraient rester les mêmes que lors de ce premier duel.
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Dembélé dans les tribunes et Kvaratskhelia à Naples
Mais plus haut, les cartes ont été redistribuées. Titularisé à l’Emirates Stadium, Warren Zaïre-Emery a depuis disparu des compositions européennes. Dans le onze de départ à six reprises en saison régulière, il ne l’a plus jamais été lors de la phase finale, au profit d’un Fabián Ruiz enfin retrouvé. Le jeune international français n’est pas entré en jeu à Villa Park.
L’attaque alignée le 1er octobre semble en revanche très lointaine. D’abord, car Ousmane Dembélé, écarté par Luis Enrique, n’était pas encore le buteur décisif de 2025. Le technicien espagnol avait sanctionné son attaquant pour ne pas avoir rempli « ses obligations envers l’équipe ». Et puisqu’il n’occupait pas encore ce rôle de numéro 9, c’est Kang-In Lee qui avait été titularisé contre Arsenal. Décevant dans cette position, son rôle a été revu et son temps de jeu diminué.
Puis aux côtés de Dembélé, Paris a surtout installé Khvicha Kvaratskhelia, recruté au mois de janvier. Le Géorgien est déjà devenu un indiscutable du PSG, constamment titularisé lors de la phase finale de Ligue des champions. Et forcément, cela pousse Luis Enrique à laisser Bradley Barcola ou Désiré Doué sur le banc.

L'infirmerie d'Arsenal change les plans d'Arteta
Du côté d’Arsenal, Mikel Arteta a également dû revoir son onze de départ depuis le 1er octobre, notamment pour pallier de nombreuses absences. Blessé pour le reste de la saison, Gabriel a laissé sa place à Jacub Kiwior en défense centrale. Sur sa gauche, l’habituel titulaire, Riccardo Calafiori, est éloigné des terrains depuis le mois de mars et c’est le jeune Myles Lewis-Skelly qui tient cette position.
Absent contre le Paris SG en octobre, le capitaine Martin Odegaard est redevenu indéboulonnable au milieu des Gunners. Habituel titulaire, Thomas Partey sera lui suspendu pour la réception du PSG en demi-finale aller.
Enfin, face aux blessures de Gabriel Jesus et Kai Havertz, Arteta a installé son milieu Mikel Merino à la pointe de son attaque.
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Les dynamiques : Luis Enrique a trouvé la recette
Le soir de ce 1er octobre, c’est un Paris invaincu qui se présentait sur la pelouse d’Arsenal. Aucune défaite certes, mais déjà une alerte deux semaines plus tôt, après la victoire obtenue de justesse contre Gérone.
La défaite face aux Gunners aura confirmé les doutes d’un PSG manquant d’impact dans les grands rendez-vous et en grande difficulté devant les buts. Cette contreperformance n’aura pas changé la dynamique parisienne puisqu'un nul contre Eindhoven (1-1), puis des défaites face à l’Atlético (1-2) et le Bayern Munich (1-0) ont suivi.
Un PSG inquiétant avant que l’hiver ne fasse un bien fou aux hommes de Luis Enrique. Kvaratskhelia est arrivé, Dembélé et Donnarumma se sont métamorphosés tandis que Doué a éclos. Et surtout, le PSG s’est sauvé face à Manchester City (4-2) avant d’éliminer Liverpool, le favori de la compétition, puis Aston Villa.
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Dauphin régulier de Premier League, Arsenal a connu une saison plus stable. Malgré des éliminations en FA Cup (contre Manchester United) et EFL Cup (contre Newcastle) en début d’année, la dynamique des Gunners ne s’est jamais effondrée. Et malgré les nombreuses blessures dans toutes les lignes, ils ont su conserver leur solidité faisant d’eux la meilleure défense de Premier League.
Les Gunners n’ont subi qu’une seule défaite en Ligue des champions (0-1 contre l'Inter Milan) et ont surtout marqué les esprits en éliminant le Real Madrid, le tenant du titre, en quarts de finale.
Le match : L’un des plus pauvres de la saison
Plus que de subir la première défaite de sa saison, Paris avait surtout affiché ses limites face à Arsenal, le 1er octobre 2024. Sans Dembélé, aucun Parisien n’avait su porter le danger sur le but adverse et l’entrée de Randal Kolo Muani, maintenant à la Juventus, n’avait rien changé. Les hommes de Luis Enrique n’avaient tiré qu’à 10 reprises, leur plus faible total de la saison, pour seulement 0,4 xG (également plus faible total). À titre de comparaison, leurs moyennes sur la phase finale sont de 22,75 tirs par match et 2,02 xG.
Trop peu solide, Paris avait cédé sur une tête signée Havertz (20e), profitant de la sortie totalement manquée de Donnarumma. Puis sur coup de pied arrêté, sa spécialité, Arsenal avait enfoncé le clou face à une défense spectatrice (35e).
En plus de ces erreurs, c’est le pressing parisien qui interrogeait, manquant cruellement d’impact au milieu. Ils n’avaient récupéré que 45 ballons, soit leur deuxième plus faible total de la saison (60 en moyenne sur la phase finale).
Sur le plateau du Canal Champions Club, Bertrand Latour avait exprimé ses inquiétudes face au plan de jeu de Luis Enrique : « On se rend compte que quand l’altitude s’élève, ils ont du mal à maîtriser le milieu de terrain et les qualités qui sont celles de son équipe. Là où le PSG est le plus fort, c’est sur les contre-attaques, avec du mouvement, des latéraux capables d’amener le danger dans l’équipe adverse. » Un constat partagé par Samir Nasri, peu convaincu par la possession stérile parisienne : « Sa façon de jouer n’est pas la bonne, (Luis Enrique) ne s’adapte pas à son effectif, il croit qu’il va calquer ce qu’il a fait avec l’Espagne ou le Barça. »
Huit mois ont passé et Luis Enrique a évolué, tout comme son PSG. Reste à savoir s’ils trouveront les clés pour se défaire d’Arsenal et se qualifier en finale de la Ligue des champions.
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