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LOST MEDIA C’est quoi cette nouvelle série des créateurs de CALLS ?

Les fans de la série CALLS se frottent déjà les mains. Ses créateurs Timothée Hochet et Lucas Pastor reviennent avec une nouvelle création encore plus dingue : une anthologie de « found footage » racontant mystères opaques et troubles mentaux.

Comment hypnotiser son public avec des épisodes de 12 minutes ?

Qu’est-ce que nous ont préparé les laborantins surdoués du pôle « Création » de CANAL+ ? Quiconque a vu ou plutôt écouté CALLS la série précédente de Timothée Hochet et Lucas Pastor se pose cette question la salive aux lèvres tant leur création avait secoué le public par son inventivité. Pour rappel, il s’agissait d’un format très court (et d’autant plus efficace) au cours duquel chaque épisode racontait de manière purement sonore la fin du monde ou à plus petit échelle la fin d’un petit monde centré sur un ou des personnages.

Enorme leçon de story-telling puisque avec un écran noir, ils créaient des situations plus impressionnantes que dans certaines séries américaines aux décors et images époustouflants. Cette fois-ci, il s’agit à nouveau d’une anthologie mais centrée sur le « lost media » ou « found footage », un genre popularisé par le film LE PROJET BLAIR WITCH en 1999. Autrement dit, des images provenant non pas d’une œuvre d’art mise en scène mais filmées par des caméras de surveillance, des quidams ou des outils professionnels.

Et plutôt que de montrer pour la énième fois des scénes de chasse à l’homme dans la forêt comme dans les films d’horreur, Timothée Hochet et Lucas Pastor élargissent le champs et nous font découvrir : un couple qui emménage dans sa nouvelle maison, un étrange trou noir se formant pendant la présentation d’un bulletin météo, l’apparition d’une silhouette sur un astéroïde lors d’une retransmission de la NASA, un banal tutoriel de magie qui tourne mal, le meilleur moyen de perdre du ventre…

Derrière chaque histoire, la révélation d'un trouble de santé mentale

Mieux encore, chacun de ces huit courts métrages de 12 minutes raconte à sa façon un trouble lié à la santé mentale. Soit huit histoires avec à chaque fois la révélation d’un secret sur un tabou qui hante la société française. Paranoïa, fabulation, souvenirs enfouis qui remontent à la surface, violence conjugale, peurs irrationnelles ou rationnelles, dépression... tout y passe. On y retrouve parmi de nombreux nouveaux visages pour notre plus grand plaisir la comédienne Alison Wheeler (qui a récemment illuminé la cérémonie des César) dans un hallucinant jeu télévisé au cours du deuxième épisode avec un certain « papy chouette » et même la voix de Kad Merad.

Les fans des fameuses séries BLACK MIRROR et LA QUATRIEME DIMENSION qui a traumatisé des générations de téléspectateurs ou la version réinventée il y a quelques années par Jordan Peele retrouveront cette aura de mystère effrayante. En particulier au cours du troisième épisode qui montré un bulletin météo qui tourne mal dans une émission britannique. Au point où après avoir tout vu, on ne s’étonne de regarder en entrant dans une pièce si celle-ci dispose d’une caméra de surveillance ou de faire demi-tour dans une brocante lorsqu’on aperçoit un magnétoscope et de vieilles cassettes VHS.