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Festival de Deauville : en septembre, OCS célèbre le cinéma américain

Posté par Alexis Lebrun le 2 septembre 2021
C’est l’un des rendez-vous les plus attendus de la rentrée des cinéphiles. Du 3 au 12 septembre, le Festival du cinéma américain de Deauville fait son retour après le grand cru de l’édition 2020. Pour l’occasion, OCS diffuse ce mois-ci une vingtaine de films – dont plusieurs inédits – qui prouvent que la production indépendante n’est pas morte au pays de l’oncle Sam.
Six inédits

Le petit événement de cette programmation spéciale, c’est d'abord la première diffusion en France de THE ASSISTANT (Kitty Green, 2019), qui peut être considéré comme le premier film de fiction explicitement inspiré de l’affaire Weinstein et du mouvement #MeToo. Mais ce qui importe surtout, c’est qu’il est très réussi. Julia Garner y incarne une jeune femme qui débute dans une boîte de production, en tant qu’assistante d’un grand patron de l’industrie du divertissement. On vous laisse imaginer la suite, mais sachez que le film a remporté le prix de la mise en scène à Deauville l’an dernier, et ce n’est pas volé. Sur le même thème, on peut aussi découvrir la mini-série documentaire HBO ALLEN V. FARROW (Amy Ziering et Kirby Dick, 2021), qui revient sur les accusations d’agressions sexuelles de Dylan Farrow contre son père adoptif, Woody Allen. On va aussi pouvoir voir pour la première fois OSLO (Bartlett Sher, 2021), film HBO inspiré de la pièce de théâtre éponyme de J.T. Rogers, elle-même inspirée de l’histoire vraie des négociations entre quelques Israéliens, Palestiniens et Norvégiens grâce à qui les accords de paix d’Oslo ont été signés en 1993. Le film réunit notamment un très beau duo (Ruth Wilson, Andrew Scott), et il est logiquement nommé aux Emmy Awards cette année.

On se réjouit aussi de pouvoir enfin découvrir chez nous HONEY BOY (Alma Har'el, 2019), film en partie autobiographique pour son acteur principal et scénariste, puisque Shia LaBeouf y replonge dans sa relation conflictuelle avec son père, un vétéran de la guerre du Vietnam beaucoup trop porté sur la bouteille et les substances. On retrouve Shia LaBeouf dans un autre inédit de la sélection OCS : LE CRI DU FAUCON (Tyler Nilson et Michael Schwartz, 2019), lauréat du Prix du Public de la Ville de Deauville en 2019 et plus gros succès du cinéma indépendant au box-office américain cette année-là. Il raconte l’histoire d’un jeune trisomique qui fuit pour concrétiser son rêve de devenir catcheur. Présenté lui à Deauville en 2020, le film HBO BAD EDUCATION (Cory Finley, 2019) a remporté l’Emmy Award du meilleur téléfilm en septembre dernier, et il a aussi valu à Hugh Jackman une nomination dans la catégorie meilleur acteur, pour son rôle de directeur d’une école prestigieuse, accusé de détournement de fonds publics et qui tente à tout prix d’étouffer l’affaire.

Des films récents déjà devenus des classiques

Parmi les autres longs-métrages diffusés, on trouve une collection de pépites de certains grands noms du cinéma indépendant américain comme Jeff Nichols, représenté par deux films devenus en seulement quelques années des classiques : la fable « southern gothic » MUD (2012) avec Matthew McConaughey, et l’intrigue pré-apocalyptique assez dingue de TAKE SHELTER (2011), avec Jessica Chastain et Michael Shannon. Plusieurs soirées sont aussi consacrées à un certain Darren Aronofsky et à quelques-uns de ses films culte : REQUIEM FOR A DREAM (200) bien sûr, mais également le très clivant THE FOUNTAIN (2006) ou encore l’incontournable THE WRESTLER (2008), avec le revenant Mickey Rourke dans le rôle de sa vie en catcheur ringard. Au rayon des gros succès, on retrouve aussi son blockbuster épique NOÉ (2014), mais les adeptes de films un peu plus légers préfèreront peut-être revoir MINUIT À PARIS (2011), un des meilleurs Woody Allen de la dernière décennie, avec son casting génial (Owen Wilson, Rachel McAdams, Marion Cotillard…) et son scénario récompensé par un Oscar. Une récompense obtenue aussi par Kenneth Lonergan pour MANCHESTER BY THE SEA (2016), drame bouleversant qui a par ailleurs valu à Casey Affleck l’Oscar du meilleur acteur.

Dans le genre drame, difficile de résister aussi au plaisir de citer WILDLIFE : UNE SAISON ARDENTE (2018), le remarquable premier film en tant que réalisateur de l’acteur Paul Dano, où Carey Mulligan et Jake Gyllenhaal forment un couple parfait (si l’on peut dire, vu le scénario). D’ailleurs, si la face sombre de l’Amérique vous branche, vous ne pouvez pas passer à côté de 99 HOMES (Ramin Bahrani, 2014), thriller social implacable avec encore un casting qui vaut le visionnage à lui tout seul (Andrew Garfield, Michael Shannon, Laura Dern). Mais on a gardé le meilleur pour la fin, avec deux des réalisatrices les plus douées de leur génération. D’abord, Andrea Arnold avec AMERICAN HONEY (2016), beau road movie qui fait voyager le trio composé de Sasha Lane, Shia LaBeouf (encore lui) et Riley Keough dans les méandres de l’Amérique profonde, et vainqueur du Prix du Jury à Cannes en 2016. Mais la palme devrait revenir à LADY BIRD (2017), car le premier film réalisé par l’actrice Greta Gerwig a fait sensation l’année de la sortie, en redessinant les contours du teen movie contemporain. Et il a officiellement sacré l’actrice surdouée Saoirse Ronan comme une icône de la génération Z.

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