En saison 2, OVNI(s) repousse les limites cosmiques

Posté par Alexis Lebrun le 11 février 2022
Un an après le cliffhanger incroyable qui concluait sa première saison, la meilleure série française de 2021 revient déjà sur CANAL+. Et sans spoiler, on peut déjà dire que cette deuxième saison d’OVNI(s) va encore planer très au-dessus de la mêlée.
79, année ufologique

La première bonne idée des scénaristes de la série, c’est que nous ne retrouvons pas les personnages immédiatement après les événements de fin de saison 1. OVNI(s) avance d’un an, ce qui nous amène en 1979, année marquée par des événements mondiaux de grande importance qui ont visiblement inspiré les créateurs de la série (Clémence Dargent et Martin Douaire) pour l’écriture de cette saison 2. Mais ce saut dans le temps permet surtout de renouveler largement OVNI(s), grâce à des personnages transformés. Et s’agissant de Didier Mathure (Melvil Poupaud), quelle transformation !

Depuis qu’il a vu un ovni (certes sous l’emprise du LSD) dans le dernier épisode de la saison 1, celui qui était un scientifique parfaitement cartésien a tout lâché (famille, travail et collègues du GEPAN) pour se lancer sur les routes de France à bord d’un van, afin de prêcher la bonne parole, trouver de nouvelles traces extraterrestres, et surtout établir le contact avec ces visiteurs venus d’ailleurs. Alors qu’il a failli renouer le lien avec sa famille et les hautes sphères scientifiques à la fin de la saison précédente, Didier est désormais un paria, car il est devenu ce qu’il abhorrait un an plus tôt : un « illuminé » qui croit aux ovnis mais que personne ne prend au sérieux. Mais alors que sa quête semble vouée à l’échec, un événement improbable se produit : une barbe à papa géante envahit une centrale nucléaire et force ses anciens complices à le retrouver pour élucider ce mystère ufologique taillé pour le GEPAN. Pas de doute, OVNI(s) n’a rien perdu de son originalité pop très sucrée.

Retours en cascade

L’une des forces de la première saison d’OVNI(s) était bien sûr l’alchimie entre les quatre membres du GEPAN, qui formaient une galerie de personnages aussi bigarrés qu’attachants. Malgré la dislocation du groupe à l’issue de la saison 1, on pousse un ouf de soulagement car ils sont tous de retour, mais pas forcément là où on les attendait. Marcel (Michel Vuillermoz) a retrouvé André au GEPAN, ce qui est évidemment un souci pour sa relation naissante avec Michel Dervaux (Olivier Broche), le pauvre ingénieur dont le satellite s’est écrasé pendant la saison 1 à cause de Rémy (Quentin Dolmaire). Très contrarié par la tournure des événements au GEPAN, ce dernier a opéré le changement le plus radical : adieu les utopies de jeunesse, bonjour la vie de cadre informatique prêt à se marier.

À moins qu’il ne réussisse enfin à recoller les morceaux avec Véra (Daphné Patakia) ? Après avoir renoncé au dernier moment à partir au Groenland, la seule femme du GEPAN ne peut plus être prise de haut par Didier : elle part pour une mission hors du commun qu’elle seule peut mener, car on sait depuis la conclusion de la saison précédente qu’elle occupe une place à part dans la grande équation cosmique. De son côté, Diane (Géraldine Pailhas) a pris la tête du CNES, tandis que ses enfants se lancent chacun dans des quêtes familiales bien distinctes (les origines pour Bastien, le retour de Didier pour Diane). Quant à François/Zorel (Jean-Charles Clichet), on préfère ne rien vous dire de son rôle tant on l’adore, mais vous pouvez aisément le deviner.

Un casting étoffé

Toujours au rayon des bonnes nouvelles, le réalisateur de cinéma Antony Cordier reste derrière la caméra pour garantir entre autres la cohérence visuelle 70’s si savoureuse d’OVNI(s), et l’on retrouve aussi avec un plaisir pas dissimulé du tout les claviers vintage de Thylacine à la musique originale. Mais on note également qu’une certaine Alice Taglioni a composé au piano quelques morceaux pour cette saison 2 : eh oui, l’actrice française est aussi musicienne, et ce n’est pas tout, puisqu’elle rejoint le casting de la série pour interpréter Claire, une conseillère en communication du ministère de l’Équipement et de l’Énergie, qui risque de donner du fil à retordre à Didier.

Elle n’est pas la seule nouvelle venue au casting : Jonathan Lambert incarne le fameux André du GEPAN recherché par Marcel pendant la saison 1, tandis qu’Andréa Ferréol et Jean-Luc Bideau viennent jouer les parents un peu allumés de Didier, avec qui ce dernier était en froid depuis des lustres. Le cultissime professeur Maximilien de H dans OVNI(s) ? C’est un grand oui, et on a hâte d’embarquer à bord de la deuxième mouture de la fusée OVNI(s). Car si elle s’annonce au moins aussi perchée que la première, il n'y a aucun risque qu'elle explose en vol.

OVNI(s) saison 2, diffusée à partir du 21 février sur CANAL+. La saison 1 est disponible en intégralité sur myCANAL.