OVNI(s) : une saison 2 au casting bien identifié

Posté par Alexis Lebrun le 24 février 2022
Déjà de retour pour douze nouveaux épisodes, la Création Originale CANAL+ enrichit également son casting avec l’arrivée de quelques visages inédits. L’occasion de (re)faire connaissance avec les acteurs et actrices de talent qui contribuent à rendre cette deuxième saison d’OVNI(s) au moins aussi dingue que la première.
Melvil Poupaud (Didier Mathure)

Qui ne connaît pas l’interprète du héros d’OVNI(s) ? Depuis ses débuts chez Raoul Ruiz à l’âge de 10 ans, le frère du musicien Yarol Poupaud s’est progressivement imposé comme l’un des acteurs les plus en vue du cinéma français. Après avoir tourné avec Jacques Doillon (La Fille de 15 ans, 1989), Eric Rohmer (Conte d’été, 1996) ou Noémie Lvovsky (Les Sentiments, 2003), Melvil Poupaud entame aussi une collaboration fructueuse avec François Ozon, qui culmine en 2018 avec son rôle inoubliable dans Grâce à Dieu, où son personnage lutte contre la pédophilie dans l’Eglise après en avoir été victime.

Le film rapporte à Poupaud l’une de ses multiples nominations aux César, quelques années après celle reçue pour sa participation au Victoria de Justine Triet (2016). Mais l’acteur français restera surtout associé à vie à son immense rôle de femme transgenre dans le bouleversant Laurence Anyways (2012) de Xavier Dolan. Et il y a quelques semaines, il s’est encore distingué dans le très beau nouveau film de Carine Tardieu (Les Jeunes Amants, 2022) qui aborde un sujet rarement filmé en France, puisqu’il y forme un couple atypique avec Fanny Ardant.

Géraldine Pailhas (Elise Conti)

Scientifique brillante, l’ex-femme de Didier Mathure est incarnée par une actrice habituée de la télévision, mais qui a d’abord brillé au cinéma. À seulement 20 ans, elle récolte en effet le César du meilleur espoir féminin pour La Neige et le Feu (Claude Pinoteau, 1991), avant de tourner avec Depardieu chez Maurice Pialat dans Le Garçu (1995), puis Belmondo et Duris dans Peut-être (1999) de Cédric Klapisch.

Comme Melvil Poupaud, Géraldine Pailhas est aussi une habituée du cinéma de François Ozon, avec qui elle a tourné plusieurs films, jusqu’au tout récent Tout s’est bien passé (2021). Mais on se souvient surtout de sa prestation dans le sulfureux Jeune et Jolie (2013), pour lequel elle avait été nommée au César de la meilleure actrice dans un second rôle, comme dix ans avant pour son personnage de call-girl dans Le Coût de la vie (Philippe Le Guay, 2003), où elle donnait la réplique à Fabrice Luchini et Vincent Lindon.

Michel Vuillermoz de la Comédie-Française (Marcel Bénes)

Sociétaire de la Comédie-Française depuis 2007, le comédien qui incarne le membre le plus expérimenté du GEPAN est aussi habitué des plateaux depuis belle lurette. Incontournable dans la filmographie de Bruno Podalydès, Michel Vuillermoz a notamment fait des apparitions chez Arnaud Desplechin pour Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) (1996) et Valérie Lemercier pour Palais royal ! (2005).

Nommé une première fois aux César en 2010 grâce à Le Dernier pour la route (Philippe Godeau, 2009), il aurait bien mérité de repartir avec la victoire trois ans plus tard pour sa partition aussi drôle que touchante dans Camille redouble (Noémie Lvovsky, 2012), où il jouait le père de l’héroïne qui retombe en enfance. Enfin, avant OVNI(s), Michel Vuillermoz nous avait déjà enchanté dans une série complètement loufoque en se transformant en président très vieille France dans Alphonse Président (OCS).

Daphné Patakia (Véra Clouseau)

La révélation d’OVNI(s), c’est elle. Depuis son irruption sur nos écrans l’an dernier pour donner vie au personnage solaire de Véra, Daphné Patakia est devenue l’une des actrices à suivre. Sa carrière est d’ailleurs sur le point de décoller pour de bon, car après avoir tenu le premier rôle dans Djam de Tony Gatlif en 2017, puis être entrée dans la peau d’Éléonore d'Autriche pour la saison 3 de Versailles (CANAL+), l’actrice belgo-grecque a été choisie pour vivre une relation pas très catholique avec une nonne jouée par Virginie Efira dans Benedetta (2021), le dernier brûlot lesbien du maître du scandale Paul Verhoeven.

Un film qui divise depuis sa présentation à Cannes, mais pour lequel Daphné Patakia aurait largement mérité d’être nommée au César du meilleur espoir féminin. Peu importe : l’actrice sera cette année à l’affiche du deuxième long-métrage de Léa Mysius, Les Cinq Diables, où elle côtoiera cette fois Adèle Exarchopoulos.

Quentin Dolmaire (Rémy Bidaut)

Personnage de geek surdoué et timide très attachant, Rémy est interprété par un acteur révélé en 2015 pour son rôle dans Trois Souvenirs de ma jeunesse d’Arnaud Desplechin. Quentin Dolmaire a crevé l’écran dès ce premier rôle principal au cinéma, où il jouait déjà des scènes d’époque, et qui lui a rapporté une nomination au César du meilleur espoir masculin.

Il est ensuite remonté à l’époque révolutionnaire de 1792 pour jouer un jeune moine dans Un violent désir de bonheur (Clément Schneider, 2018). Et on a hâte de voir la suite de la carrière de cet acteur a la voix et à la diction si particulières.

Alice Taglioni (Claire Carmignac)

Principale nouvelle venue du casting de cette saison 2 d’OVNI(s), Alice Taglioni y joue une conseillère en communication du ministère de l’Équipement et de l’Énergie, qui ne sort pas indemne de sa rencontre avec les idées farfelues du nouveau Didier Mathure… L’actrice française est bien sûr connue du grand public depuis sa révélation en 2004 dans Mensonges et trahisons et plus si affinités... (Laurent Tirard) et son personnage de femme fatale dans La Doublure (Francis Veber, 2006).

Mais elle a aussi su diversifier ses rôles en apparaissant dans le drame Réparer les vivants (Katell Quillévéré, 2006), où elle joue une pianiste. Un instrument qu’Alice Taglioni connaît bien, puisqu’elle le pratique depuis qu’elle est petite en parallèle de sa carrière d’actrice. Et pour la première fois, on pourra entendre certaines de ses compositions au grand jour, puisqu’elles ont été choisies pour figurer dans la bande-originale de la série, où elles côtoient les plages électroniques de Thylacine.

Jonathan Lambert (André Morin)

Aperçu à la fin de la première saison dans le rôle d’André, l’ancien directeur disparu du GEPAN, Jonathan Lambert occupe une place nettement plus importante dans cette nouvelle salve d’épisodes. Il faut dire qu'en parallèle de sa carrière d’humoriste et de son travail d'animateur télé/radio, il est aussi de plus en plus présent au cinéma et dans les séries.

On l’a bien sûr vu chez Frédéric Beigbeder (dans L’amour dure trois ans en 2012 et L’Idéal en 2016) ou Quentin Dupieux avec Steak en 2007 et Réalité en 2015, mais Jonathan Lambert a aussi tenu un rôle principal dans la série comique toute récente d’Agnès Hurstel, Jeune et Golri (OCS), qui a été primée au Festival Séries Mania.

Andréa Ferréol (Suzanne Mathure)

Pour jouer la mère de Didier Mathure, la série a pu compter sur la présence de l’actrice révélée il y a près d’un demi-siècle dans un film aussi culte que controversé, La Grande Bouffe (Marco Ferreri, 1973).. Andréa Ferréol a ensuite récolté deux nominations aux César pour Les Galettes de Pont-Aven (Joël Séria, 1975) d’abord, puis pour son rôle dans le fameux antépénultième film de François Truffaut, le crépusculaire Le Dernier Métro (1980).

Pendant les décennies suivantes, Andréa Ferréol n’a jamais cessé de travailler au cinéma, à la télévision et au théâtre, mais quoi de mieux qu’une actrice éternellement associée aux années 1970 pour une saison d’OVNI(s) qui prend place en 1979 ?

Jean-Luc Bideau (Lucien Mathure)

Enfin, qui mieux que l’acteur suisse le plus célèbre en France pour incarner le père gentiment dingue de Didier Mathure ? Jean-Luc Bideau est à la tête d’une filmographie longue comme plusieurs bras, mais toute une génération l’associe inévitablement à l’inénarrable professeur Maximilien Strauss dans la série H.

Plus récemment, après avoir fait un petit coucou à Eric Judor dans la géniale série Platane (CANAL+), il a tenu le rôle principal plus sérieux du Père Etienne dans Ainsi soient-ils (Disney+).