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Engrenages : l’évolution d’une série, de serial killers aux voyous en col blanc

En sept saisons, de 2005 à aujourd’hui, Engrenages n’a cessé de se complexifier. Retour sur son évolution.

Au début d’Engrenages, mieux valait avoir le cœur bien accroché : les meurtres, glauques et violents, étaient dans la lignée de ceux décrits par un James Ellroy (Le Dahlia noir, L.A. Confidential…).

Ainsi, la première saison s’ouvrait avec la découverte du corps d’une femme défigurée. À cette occasion, Laure conseillait à son collègue Tintin de ne pas regarder le visage. « Y’en avait pas de visage, justement… »

Les choses ne vont pas vraiment s’arranger ensuite, avec un bébé découpé en morceaux, puis d’autres corps qui s’accumulent.

Saison 2, on suit cette fois-ci un trafic de drogue, faisant de nombreuses victimes. Saison 3, on a carrément affaire à un serial killer, vite surnommé « le boucher de la Villette » par la presse. Celui-ci sélectionne ses victimes, des jeunes femmes, puis les mutile. On pensait qu’il s’agissait d’un sans domicile fixe ? Non, car dans Engrenages, la réalité est toujours plus complexe.

Et souvent, la misère la plus totale côtoie une criminalité plus huppée, avec des malfrats en costume, détenant le pouvoir.

Dès la saison 1, les milieux politiques et des affaires trempent dans des histoires louches, avec par exemple le richissime Benoît Faye, ami du magistrat Pierre Clément, ainsi que le conseiller d’un ministre, qui semblent mêlés au meurtre d’une Roumaine, Elina Andrescu.

Les politiques ne sont jamais loin dans Engrenages. Saison 3, le juge Roban enquête sur une affaire de financement occulte, organisé par un proche du président de la République, maire de Villedieu. Celui-ci se faisait verser des pots-de-vin par des entreprises.

Saison 4, les choses se corsent davantage, passant à un niveau international : la DPJ enquête sur le milieu de l’ultra gauche, proche du grand banditisme et des militants kurdes, qui organisent un trafic d’armes et d’explosifs de grande ampleur.

Toujours à propos d’international, saison 5, il est notamment question des intérêts financiers de la France et de la Libye, avec Tarek Ziani (photo), fils d’un milliardaire libyen accusé d’avoir violenté ses domestiques.

Des intérêts financiers qui sont souvent le point de départ de divers délits ou crimes. Saison 6, Laure met ainsi au jour une vaste affaire de corruption, touchant la BAC, mais aussi des élus.

Mais c’est véritablement en saison 7 que toutes les délinquances se retrouvent imbriquées, y compris au plus haut niveau. Dans le premier épisode, le commissaire Herville est retrouvé mort dans un restaurant chinois du XIIIe arrondissement. Est-ce un braquage qui a mal tourné ?

On va découvrir, peu à peu, un large système de blanchiment d’argent sale de la drogue, bénéficiant de l’aide de complices haut placés.

Où qu’ils soient situés sur l’échelle sociale, les criminels d’Engrenages ont toujours des intérêts communs. Surtout lorsqu’il s’agit d’argent.

De meurtres pervers en délits crapuleux mêlant les « élites », le spectre du crime couvert par les professionnels d’Engrenages est donc très large, et n’a cessé de se complexifier. Heureusement que le 2e DPJ assure…

Engrenages, Création Originale, saison 8, en septembre sur CANAL+.