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Narvalo, la jeunesse comme on la voit trop rarement à la télévision

La nouvelle Création Décalée Narvalo, à découvrir dès maintenant sur CANAL+, met en lumière l’imaginaire de la banlieue, ses codes, son langage, son humour et son punch. Loin des représentations habituelles.

Une jeunesse de banlieue vivante, éveillée, débrouillarde, pleine de projets et d’ambitions, et qui n’a pas sa langue dans la poche : c’est ce que montre la Création Décalée Narvalo, à travers les histoires cocasses des personnages de ses huit épisodes.

Loin des représentations misérabilistes habituelles, avec des images de cités en déshérence ou de délinquance, les jeunes de Narvalo évoluent dans une banlieue en mouvement, créative, pleine de vitalité et d’inventivité. Dans laquelle il y a de grands ensembles mais aussi des pavillons, dans laquelle on donne la vie, on va en boîte ou on se frotte à des beaux-parents très limites…

Et dans laquelle on aime se retrouver pour se raconter la dernière « dinguerie », on bouge, se vanne, se marre des péripéties des uns et des autres. Conteurs de génie, les « narvalos », d’horizons et de milieux divers, ont une énergie d’enfer et un sens savoureux du storytelling.

À travers ces huit histoires singulières, la série met en lumière toute la vitalité de la jeunesse de la banlieue, sa mythologie urbaine, son imaginaire débridé, sa poésie crue. Une peinture sans fard d’un territoire plein d’histoires, contrasté et ardent, que l’on voit trop peu dans la fiction.

Pour le composer, Matthieu Longatte, venant lui-même de banlieue (il a grandi dans les Yvelines), a longtemps observé ce qui s’y passait.

« Que ce soit en bas d’un pavillon ou du bâtiment d’une cité : on meublait le temps avec des anecdotes, des histoires, toujours. On se projetait dans le cinéma d’untel ou d’untel pour tromper l’ennui, voyager via l’imaginaire de l’autre mais surtout pour rire collectivement des déboires individuels », a expliqué le créateur.

Si les histoires racontées sont tantôt légères, tantôt plus graves, Narvalo n’en a pas moins une dimension sociale, donnant la parole à ceux que l’on voit encore trop rarement à la télévision.

Une jeunesse issue de la diversité forme ce casting frais, grâce notamment à l’aide de l’association 1000 Visages, fondée par la réalisatrice césarisée Houda Benyamina (Divines), qui milite pour démocratiser le milieu du cinéma et favoriser l’insertion des jeunes des quartiers, issus de milieux socioculturels variés, dans le 7e art, et le Labec (Laboratoire d’expression et de création). Toute une richesse, drôle et remuante, à découvrir d’urgence dans Narvalo.

Narvalo, Création Décalée, 8 épisodes de 13 minutes, disponible sur CANAL+.