OVNI(s) : retour sur une première saison en lévitation

Posté par Alexis Lebrun le 14 février 2022
À quelques jours de la diffusion très attendue de la deuxième saison de la Création Originale CANAL+, il est peut-être nécessaire de vous rafraîchir la mémoire sur les rebondissements pour le moins rocambolesques de la saison 1 d’OVNI(s), et en particulier sa conclusion aussi grandiose qu’énigmatique.
« GEPAN, bonjour ! »

Quand Didier Mathure (Melvil Poupaud) débarque au « Groupe d’Études des Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés » au début de la série, ce service un particulier du CNES ronronne gentiment et accumule le retard, incapable d’expliquer rationnellement les signalements d’ovnis qu’il reçoit quotidiennement. En bon scientifique cartésien qui n’a pas envie d’être là, Didier donne un grand coup de pied dans la fourmilière pour résoudre tous les cas en souffrance, fermer le GEPAN et retrouver ses projets ambitieux dans l’aérospatiale, après l’explosion inexpliquée de sa première fusée au décollage. Sa vie personnelle est un désastre aussi : quitté par sa femme Elise (Géraldine Pailhas), brillante ingénieure avec qui il travaillait sur son projet de fusée, Didier a aussi toutes les peines du monde à être présent pour leurs deux enfants.

Et pour ne rien arranger, le nouveau directeur moustachu du GEPAN hallucine devant le manque de rigueur scientifique de ses nouveaux collègues, aussi allumés qu’attachants. Marcel (Michel Vuillermoz) a tendance à croire au complot militaro-industriel, surtout depuis que son amoureux André – qui est aussi l’ancien patron du GEPAN – a disparu et lui envoie régulièrement des cartes postales cryptiques, ce qui lui fait penser qu’il a été enlevé ou carrément assassiné. À l’inverse, le jeune geek Rémy (Quentin Dolmaire) ne rêve que de réussir à prouver scientifiquement l’existence des extraterrestres. Outre sa passion dévorante pour la science-fiction, il en pince pour Véra (Daphné Patakia), la standardiste carrément perchée du GEPAN, qui répond avec une patience illimitée aux signalements d’ovnis qu’elle reçoit par téléphone.

Et si c’était possible ?

Mais rapidement, les certitudes scientifiques de Didier sont ébranlées, et le personnage principal d’OVNI(s) se métamorphose peu à peu, jusqu’à finir par croire aux ovnis. Au contact de ses collègues et d’un mystère particulièrement difficile à expliquer de façon rationnelle, Didier change d’opinion sur le GEPAN et sur les personnes qui le contactent en affirmant avoir vu des ovnis. Ce mystère, ce sont quatre témoins marqués par l’apparition d’un phénomène inconnu, qui disparaissent pendant un temps avant de faire leur retour et de se mettre à dessiner une sorte de code-barres. L’équipe du GEPAN s’intéresse à leurs souvenirs, et pense avoir décrypté le message qui les relie à une potentielle intelligence extraterrestre. Mais au même moment, Didier réalise qu’il a été berné par Delbrosse, une commandante de la Sûreté Militaire (Nicole Garcia) en phase terminale, prête à tout pour prouver l’existence d’une menace ovni.

Désormais convaincu que tout son raisonnement scientifique est basé sur du flan, Didier est prêt à abandonner : il lâche ses collègues et démissionne du GEPAN. Pire encore, sa crédulité a incidemment fait capoter la possible nomination d’Elise à la tête du projet Ariane, et avec elle, l’espoir de renouer le fil de leur relation. Mais il est rattrapé par son rôle de père et décide de se sacrifier pour sauver sa fille et les militants écologistes rassemblés sur le plateau du Larzac, où la commandante Delbrosse a caché une arme électromagnétique très puissante. Après avoir ingéré par erreur une grande quantité de LSD, il parvient à désactiver on ne sait comment la bombe, et se retrouve surtout confronté à une vision ovni qui le laisse dans un état de sidération.

Véra est la clé

De nouveau convaincu que des extraterrestres cherchent à entrer en contact avec eux, il rattrape in extremis à l’aéroport une Véra en partance pour le Groenland, et lui révèle la vision qu’il a eu en touchant l’ovni : elle est la clé du mystère depuis le début. La jeune femme accepte de passer outre l’humiliation subie peu de temps avant pour le rejoindre, mais on ne peut pas en dire autant du reste de l’équipe. Après avoir remis un rapport sur les ovnis aux renseignements généraux, Marcel retrouve André (Jonathan Lambert) à la tête du GEPAN, dont la réapparition soudaine reste mystérieuse.

Quant à Rémy, il finit par accepter un job bien payé qui exploite ses talents en informatique, afin d’oublier la trahison de Didier et sa relation avortée avec Véra. Mais l’essentiel est ailleurs. Car dans la toute dernière scène de la saison 1, les scénaristes d’OVNI(s) révèlent enfin où est passé Hatchepsout, le flamant rose recueilli par Véra et disparu subitement. Comme le fameux pin’s Melodia capable de léviter, il s’est retrouvé chez des Inuits. Et si l’on en croit les échanges de ces derniers et le dernier plan stupéfiant de l’épisode final, ces Inuits ne se trouvent pas sur la même planète que nous… Un cliffhanger vertigineux qui devrait être expliqué pendant la saison 2. On a tellement hâte.