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Paraiso : une saison 2 explosive pour le Stranger Things espagnol

Révélation de la fin d’année dernière, cette série de science-fiction à l’esthétique rétro soignée revient pour une deuxième et dernière saison. Plus sombres et plus matures, les huit nouveaux épisodes de Paraiso bénéficient aussi d’effets spéciaux plus ambitieux.

Bienvenido a 1995

Que les fans de l’esthétique nineties de la série se rassurent, Paraiso a beau changer d’année, elle ne change pas d’époque. Cette deuxième saison commence en effet trois ans après la précédente. Comme l’indiquent habilement des télévisions dans une vitrine, nous sommes en 1995, année de sortie en Europe de la première PlayStation.

Et trois ans après la disparition de Sandra, Eva et Malena, la ville d'Almanzora de la Vega ne peut décidément pas dormir en paix, puisque de nouveaux morts-vivants la menacent. On les appelle les Novavis, et ils sont menés par des jeunes femmes flippantes toutes habillées avec la même robe bleue à col Claudine et rassemblées à l’hôtel Las Palmeras. Leur but ? Tout simplement détruire la ville pour les besoins d’un rituel de régénération.

Autant dire que nos héros adolescents vont avoir du pain sur la planche pour empêcher ça. Malheureusement, ils commencent la saison dans une bien mauvaise posture. Coincés dans l’au-delà sans le savoir, Javi, Álvaro et Zeta ne se connaissent plus, et c’est encore pire pour le malheureux Quino, qui est lui bloqué tout seul dans les Abîmes. Heureusement pour lui, le geek de la bande parvient à le retrouver dans l’au-delà grâce à sa connaissance de la science-fiction. Et le quatuor parvient même à réintégrer le monde réel grâce aux pouvoirs de médium d’Olivia. Mais Javi n’est pas au bout de ses peines, puisque cette saison 2 explore aussi son mystérieux passé et un secret caché par ses parents depuis sa naissance…

Une saison dominée par des personnages féminins ambigus

Pour ne rien arranger, et parce que nous restons tout de même dans une série sur le passage à l’âge adulte, le pauvre Javi constate aussi que beaucoup de choses ont changé en son absence, notamment son amoureuse Bea, qui a un nouveau copain (Mateo) plutôt inquiétant. C’est l’un des nouveaux personnages de cette saison, marquée en dehors de lui par la prédominance de personnages féminins ambigus.

C’est le cas de Valentina, la directrice effrayante de l’hôtel Las Palmeras qui fait régner la peur avec les filles Novavis dans la ville. Encore au-dessus d’elle, on trouve Evelyn, la leadeuse des Novavis qui cache derrière sa beauté une puissance maléfique faisant froid dans le dos. Elle est interprétée par Begoña Vargas, actrice vue dans Alta Mar, Bienvenidos a Edén et Les Lois de la frontière sur Netflix, mais aussi dans le film d’horreur Malasaña 32, diffusé l’an dernier sur CANAL+.

Heureusement que pour équilibrer un peu, on trouve aussi parmi les nouvelles têtes Anabel, une jeune fantôme des années 1980 qui en pince sacrément pour Javi et jouera un rôle décisif dans le combat contre les Novavis. Cet affrontement spectaculaire constitue l’un des temps forts de cette saison, qui ne lésine pas sur les effets spéciaux numériques, ni sur les rebondissements sci-fi à base de voyage dans le temps.

La reconstitution visuelle des années 1990 est toujours aussi fétichiste, et la bande-son fera aussi encore plaisir aux nostalgiques de cette époque. Mais le plus important est que cette deuxième saison offre une conclusion cohérente et convaincante à une intrigue qui a parfois été complexe, et le tout en seulement quinze épisodes (huit en saison 2). C’est assez rare dans le monde des séries pour être signalé.

Paraiso saison 2, disponible en intégralité dès le 21 décembre sur CANAL+.

En attendant, (re)découvrez la saison 1.