Aller au menuAller au contenu principalAller à la recherche

Validé, Engrenages… Quand Kool Shen met la fièvre à l’écran

La légende du rap n’en est pas à son premier passage devant la caméra. Avant Engrenages, saison 8 (disponible sur CANAL+), Kool Shen s’est notamment fait remarquer pour ses rôles forts dans Abus de faiblesse ou Réparer les vivants.

Avant d’incarner le braqueur Cisco dans Engrenages, figure du grand banditisme français que Gilou, infiltré, va suivre à la trace, Kool Shen alias Bruno Lopes s'est déjà fait remarquer au cinéma.

Le cofondateur de Suprême NTM, producteur ou encore joueur de poker de haut niveau, a fait ses premiers pas à l’écran dans Old School (2000) de Karim Abbou et Kader Ayd, où il était déjà question d’un gang de braqueurs, cette fois-ci fans de Scarface, des années 1970 et de soul music, avec un casting étonnant (Ramzy Bedia, Elie Semoun, Smaïn Fairouze, Joey Starr ou Bernie Bonvoisin…). Kool Shen n’y campe pas un truand, mais un garde du corps.

En 2003, c’est lui qui a besoin de gardes du corps, dans la comédie déjantée La Beuze de François Desagnat et Thomas Sorriaux, aux côtés de Michaël Youn et Vincent Desagnat. Dans lequel le fils caché de James Brown et son acolyte, qui veulent se lancer dans la musique, trouvent un stock de cannabis ayant appartenu à des nazis, objet de toutes les convoitises…

Kool Shen, crâne rasé et veste en moumoute, y joue la vedette du showbiz Lord Fatal, connu pour sa consommation indécente de marijuana, à qui les deux protagonistes vont vouloir refourguer leur cargaison.

Mais ce n’est que plus tard que l’interprète de « Laisse pas traîner ton fils » tient son premier grand rôle, dans le très noir Abus de faiblesse de Catherine Breillat (2014). Le film met en scène l’histoire de Maud Schoenberg (Isabelle Huppert), réalisatrice devenue hémiplégique, qui se fait abuser par l’affreux Vilko Piran (Kool Shen), voyou en costard spécialisé dans l’arnaque de célébrités.

Un film librement inspiré de la douloureuse expérience de la réalisatrice avec « l’escroc des stars » Christophe Rocancourt, dans lequel Kool Shen s’est révélé très convaincant, endossant ce personnage aussi séducteur que glaçant sans mal. « [Catherine Breillat] voulait que je reste naturel, que je joue mon personnage de façon très premier degré sans tomber dans la caricature du banlieusard. Je n’en revenais pas de trouver cela si évident », a confié l’acteur à 20 Minutes.

Dans l’émouvant Réparer les vivants de Katell Quillévéré (2016), adapté du roman de Maylis de Kerangal, il retrouve un rôle principal, loin de ceux qu’il avait tenus auparavant.

Celui de Vincent, père effondré et au bout du rouleau de Simon (Emmanuelle Seigner joue Marianne, la mère), à l’hôpital en état de mort cérébrale. Encore une fois, la justesse du jeu de Kool Shen épate la critique comme les spectateurs.

Trois ans plus tard, on le retrouve dans un film de braqueurs, le thriller en Thaïlande Paradise Beach de Xavier Durringer, avec Tewfik Jallab… qu’il retrouvera à ses trousses dans la saison 8 d’Engrenages, en la personne d’Ali Amrani.

Mais, au-delà de ses rôles variés, on aime aussi voir Kool Shen « au naturel », dans son propre rôle, comme dans la série Validé. On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Engrenages, saison 8, et Validé, saison 1, disponibles sur CANAL+.