Kristen Stewart ne plaisante pas avec le cinéma français : découvrez ses films préférés
Alors qu’elle venait présenter son premier long-métrage en tant que réalisatrice, THE CHRONOLOGY OF WATER, Kristen Stewart s’est laissée aller à quelques confidences sur ses goûts en terme de cinéma français. Actrice et désormais réalisatrice, elle a cité plusieurs œuvres qui l’ont marquée, de Catherine Breillat à Krzysztof Kieślowski, en passant par Michael Haneke et Leos Carax.
Kristen Stewart dans le grand bain au Festival de Deauville 2025
THE CHRONOLOGY OF WATER est le premier long-métrage réalisé par Kristen Stewart. Dans son esprit depuis 8 ans, cette adaptation des mémoires de Lidia Yulkovitch, a été présenté pour la première fois au Certain Regard à Cannes en mai 2025. Ce vendredi 12 septembre, c’est en compétition officielle au Festival de Deauville 2025 qu’il a été projeté (il a depuis remporté le prix de la révélation). Et pour l’accompagner au mieux, Kristen Stewart avait fait le déplacement depuis Los Angeles.
Porté par Imogen Poots, le film est un premier long-métrage à l’image de Kristen Stewart : intense, radical, traversé par une énergie punk et une sensibilité à vif. Le récit suit une héroïne marquée par des abus sexuels dans son enfance et par une vie passée à tenter de panser ses plaies. L’écriture devient pour elle une échappatoire, un exutoire, qui lui permet de transformer ses blessures en force créatrice. Stewart signe une œuvre dense et viscérale, qui brouille les frontières entre récit intime et geste cinématographique libérateur.

Les films français préférés de Kristen Stewart
Kristen Stewart est une cinéphile aguerrie. Et elle l’a de nouveau prouvé lors d’une discussion passionnante au Festival de Deauville autour de ses films français favoris, ou en tout cas ceux qui l’ont marquée au fer rouge, et l’ont guidée d’une manière ou d’une autre vers une vision de cinéma qui se retrouve dans THE CHRONOLOGY OF WATER.
Kristen Stewart rappelle souvent que sa découverte du cinéma français est intimement liée à Olivier Assayas, avec qui elle a tourné SILS MARIA et PERSONAL SHOPPER. Ce fut pour elle le vrai point de départ : « C’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’y intéresser sérieusement. »
Son premier choc reste LES AMANTS DU PONT-NEUF de Leos Carax. Pour Kristen Stewart, c’est le film qui a façonné son premier souvenir de cinéma français : une œuvre démesurée, débordante d’énergie, où elle dit avoir retrouvé une sensibilité qui lui donnait “l’impression de se voir dans un miroir”. Elle résume son ressenti par une phrase : « On ne peut pas contrôler les choses que l’on aime. »
Ce goût pour un cinéma viscéral s’exprime aussi dans ses références plus intimes. Elle cite UNE VRAIE JEUNE FILLE de Catherine Breillat, dont la radicalité rejoint son propre rapport au cinéma : frontal, viscéral et sans détour. Elle confie avoir découvert ce film juste avant de tourner THE CHRONOLOGY OF WATER, et qu'il lui a donné l’impulsion nécessaire.
Si elle devait retenir un film en particulier, Kristen Stewart choisirait LA PIANISTE de Michael Haneke. Elle parle d’Isabelle Huppert comme d’une de ses actrices préférées, et qualifie sa performance de « l’une des plus impressionnantes jamais vues ». « Un de mes films préférés de tous les temps », ajoute-t-elle sans hésiter.
Parmi ses découvertes plus récentes, LA DOUBLE VIE DE VÉRONIQUE de Krzysztof Kieślowski l’a marquée pour sa réflexion sur l’identité : « Vous tuez d’anciennes versions de vous-mêmes, mais elles vivent encore en vous. »
Elle a également évoqué HIROSHIMA MON AMOUR d’Alain Resnais, film qu’elle décrit comme un sommet absolu : « Quand je l’ai vu, je me suis dit qu’on devrait tout simplement arrêter de vouloir faire mieux. » Pour elle, c’est l’exemple parfait d’un cinéma capable de rapprocher les spectateurs à travers le temps et les cultures. Mais aussi d'évoquer le fait que le film résonne toujours aujourd'hui.
Et pour terminer sur une note un peu plus contemporaine, elle a évoqué, à notre micro, son amour pour les films de Quentin Dupieux, en particulier son avant-dernier, LE DEUXIÈME ACTE.
