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Breeders : Martin Freeman est toujours le père le plus drôle et désemparé du monde

Posté par Alexis Lebrun le 24 mars 2021
Un an après une première saison désopilante qui tombait à pic pour beaucoup de parents confinés avec leurs enfants, la comédie noire de Martin Freeman fait son retour. Les deux enfants de la famille Worsley ont bien grandi, mais cela n’enlève rien aux difficultés rencontrées par leurs parents. Au contraire : nos « Breeders » doivent maintenant affronter deux ados et les défis qui vont avec.
SOS Parents

Dans les dix premiers épisodes de Breeders, on découvrait avec Paul et Ally Worsley des parents aux prises avec leurs deux jeunes enfants, Luke et Ava, qui les rendent fous au quotidien. Une idée simple mais universelle imaginée par le comédien britannique Martin Freeman, à partir de son expérience personnelle de père de deux enfants, et résumée avec cette citation au début de la série : « je serais prêt à tuer pour mes enfants, mais parfois, j’ai aussi envie de les tuer. »

Avec son humour décapant et ses situations familiales parfois absurdes, mais souvent très réalistes, cette première saison de Breeders a parlé à beaucoup de monde et fait déculpabiliser quelques parents à bout de nerfs pendant le premier confinement, en mettant notamment en scène un père (joué par Martin Freeman) qui regrettait de changer de visage et d’exploser de rage face à ses enfants, alors qu’il est d’habitude plutôt calme et aimant. En montrant comment la parentalité avait transformé son couple, Breeders a aussi fait réfléchir beaucoup de couples qui se posent une des questions les plus communes qui soient : faut-il procréer, pourquoi, et quelles seront les conséquences ?

« On ne les voit pas grandir »

Dans sa deuxième saison, la série ne devrait pas trancher le débat, même si Breeders n’est pas qu’une série comique. La saison 1 réservait en effet de beaux moments d’émotion, notamment dans son final qu’on ne spoile pas ici, afin que vous puissiez le (re)découvrir par vous-même. Ce que l’on peut en revanche vous dire, c’est que la série a eu droit à une ellipse temporelle. Luke a désormais 13 et sa sœur Ava en a 10, ce qui permet à la série d’éviter l’écueil de la répétition. Les enfants ont grandi et ont de nouvelles préoccupations qui déstabilisent leurs parents.

Luke devient vegan, et sa sœur une grande chrétienne, alors que leur père suit une thérapie pour gérer ses problèmes de colère. Lui et Ally ont aussi plus de mal à communiquer avec leurs enfants qui revendiquent leur indépendance et préfèrent passer du temps sur Internet qu’avec eux, sans compter qu’ils ne réagissent plus de la même façon aux menaces et aux punitions. Et comme beaucoup de parents, Paul et Ally doivent aussi s’occuper de leurs propres parents qui vieillissent et perdent en autonomie, une thématique que Breeders abordait déjà merveilleusement dans sa première saison.

Martin Freeman, toujours aussi irrésistible

Depuis qu’on a découvert son visage avec le rôle hilarant de Tim Canterbury dans The Office (CANAL+), la série culte de Ricky Gervais, l’acteur britannique est entré dans le cercle très fermé des interprètes qui enchantent par leur simple présence tous les projets auxquels ils participent. On l’a adoré dans la première saison de Fargo (Netflix), on prie tous les jours pour qu’il se rabiboche avec Benedict Cumberbatch et reprenne son rôle de Watson dans Sherlock (Netflix), on pourrait faire un marathon de la trilogie Le Hobbit rien que pour le revoir interpréter Bilbon Sacquet, et on a plus que hâte de le revoir dans le MCU pour la suite de Black Panther.

Bref, Martin Freeman a du talent, et il en fait pleinement profiter Breeders, qui repose en grande partie sur son génie comique et notamment la subtilité de ses mimiques faciales. Pour cette deuxième saison, il est toujours accompagné d’un ancien de Veep (OCS) avec qui il a créé Breeders : le scénariste Simon Blackwell. Au casting, on retrouve Daisy Haggard (Episodes) pour jouer sa femme Ally, et bien sûr deux nouveaux interprètes pour jouer leurs enfants désormais adolescents, Alex Eastwood (Les Chroniques de la peur sur Netflix) et Eve Prenelle. Enfin on aura comme l’an dernier le plaisir de retrouver Patrick Baladi, qui jouait déjà aux côtés de Martin Freeman dans The Office il y a vingt ans. Et quand deux transfuges du mockumentary de Ricky Gervais sont à nouveau réunis dans une série comique, on a beaucoup de mal à résister.

Breeders saisons 1 et 2 disponibles en intégralité sur myCANAL.