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OVNI(s), la série qui donne envie de croire aux extraterrestres

Les États-Unis ont eu Roswell ? Dans l’Hexagone, nous avons le Groupe d’études des phénomènes aérospaciaux non identifiés, des chasseurs d’ovnis de choc mis en scène dans la nouvelle série de la Création Originale OVNI(s), de Clémence Dargent et Martin Douaire, réalisée par Antony Cordier. À voir dès maintenant sur CANAL+.

Qui a dit que la France n’était pas une terre de prédilection pour les extraterrestres ? Alors que ceux-ci ne cessent de terroriser les États-Unis depuis les années 1950, des Envahisseurs de la Planète rouge (William Cameron Menzies, 1953) à Starship Troopers (Paul Verhoeven, 1997) en passant par Mars Attacks! (Tim Burton, 1996), en France, ils nous rendent visite beaucoup moins souvent.

On les voit d’ailleurs plus volontiers à l’occasion de comédies potaches avec Jean Rochefort, Louis de Funès, Michel Galabru ou Jacques Villeret, que dans une Guerre des mondes sanguinaire : Ne jouez pas avec les Martiens (Henri Lanoë, 1968), Le Gendarme et les extraterrestres, La Soupe aux choux (tous deux de Jean Girault, 1979 et 1981)…

Injuste ? Oui, d’autant plus que la France a bien créé un Groupe d’études des phénomènes aérospaciaux non identifiés (GEPAN, devenu GEIPAN), dès 1977, sous l’égide du CNES (Centre national d'études spatiales). Son but : étudier les ovnis…

La Création Originale OVNI(s) met en scène ce bureau qui n’a rien à envier aux agents Mulder et Scully de X-Files, en 1978. On y découvre une équipe d’employés loufoques, qui veulent y croire, enquêtant sur tous les phénomènes « suspects » qui pourraient trahir la présence de nos amis d’outre-espace.

Enlèvements inexpliqués, lumières dans le ciel, animaux et objets qui disparaissent… Et si c’étaient les petits hommes verts ?

Dirigée (à son grand dam) par le très cartésien Didier Mathure (Melvil Poupaud), ingénieur spatial mis au placard après que sa fusée a explosé au décollage, l’équipe de doux-dingues rêveurs étudie minutieusement chaque dossier, avec les moyens du bord et bien des difficultés, cherchant à donner une explication scientifique à ces phénomènes.

Car à vrai dire, le travail du GEPAN consiste la plupart du temps à calmer la presse et expliquer aux témoins que non, il ne s’agissait pas d’ovnis (« Chaque mois en moyenne, on a 16 % de confusion avec la Lune », dit Rémy, du GEPAN). La plupart du temps…

Le tout, dans une atmosphère comique et délicieusement seventies, aux situations et dialogues surréalistes (« Y’a quinze piafs morts dans un champ, et je me tape 90 bornes pour expliquer que ce n’est pas les Martiens ? »).

OVNI(s) reprend les codes de la science-fiction franchouillarde (autorités dépassées, bureaucratie à l’ancienne, méprises et quiproquos, musique de l’espace réactualisée à la sauce Thylacine…) et les tord dans tous les sens, rendant un hommage frais et décalé au cinéma français des années 1970.

Reste le décor irrésistiblement kitsch de cette époque, et un sens éprouvé du burlesque, où l’on croise aussi bien des boules disco de Jean-Michel Jarre que des employés du GEPAN dans la Lune qui enchaînent les gaffes.

Entre comédie familiale et enquête de science-fiction aux frontières du réel, une série qui donne très envie d’y croire…

OVNI(s), une Création Originale CANAL+. 12 épisodes de 30 minutes. Dès maintenant sur CANAL+.