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Pourquoi il faut absolument voir et revoir « The Young Pope »

Alléluia : Paolo Sorrentino nous a offert une suite, « The New Pope », à la mini-série consacrée au plus pop des papes. Que vous l'ayez déjà vue ou non, il est urgent de revoir la saison 1. On vous explique pourquoi.

The Young Pope est un petit bijou étonnant.

Diffusée en octobre 2016 sur CANAL+, la série, qui a remporté un grand succès public et critique, avait tout pour plaire : un casting de rêve (Jude Law, Diane Keaton, James Cromwell, Cécile de France, Ludivine Sagnier…), le réalisateur oscarisé Paolo Sorrentino aux commandes (Il Divo, La Grande Belezza, Youth…) et un sujet aussi mystérieux que passionnant : les dessous du Vatican.
 

Le réalisateur italien nous montre les arcanes, intrigues en soutane et secrets du Vatican, et plus largement, l’Église comme on ne l’a jamais vue. Au service de la fiction on retrouve toute la finesse de la vision du virtuose Sorrentino, brillante, caustique, toujours subtile.

Avec des religieux loin des clichés et décidément bien humains, pour des personnages complexes et aussi fascinants les uns que les autres. 
 

À commencer par le flamboyant Lenny Belardo (Jude Law), plus jeune pape de l’Histoire, à 47 ans.

Portant le survêtement comme la tiare pontificale, clope au bec et lunettes de soleil sur le nez, le séduisant boss de l’Église déambule dans les jardins du Vatican avec son kangourou domestique, boit du Cherry Coke Zero au petit déj, s’inspire des stratégies marketing de Daft Punk pour son pontificat et mouche tous ceux qui se mettent sur son chemin. Tout ça ne l’empêchant pas d’être farouchement conservateur.
 

Un personnage insaisissable, tourmenté et pétri de contradictions, animé d’une foi lumineuse mais empli de doutes.

« Un pape qui se réclame de ses prédécesseurs les plus réactionnaires, en choisissant, pour commencer, le nom de Pie XIII pour son ponticat », souligne le réalisateur.

Lequel, avec son style baroque, recouvre le Vatican d’un vernis pop éclatant, sublimant ses beautés dans des séquences à l’onirisme extravagant. Avec pour ne rien gâcher, une bande-son impeccable, de Bartók à Venetian Snares. 

Dix épisodes rock’n’roll et irrévérencieux à l’humour acide, à voir et revoir d’urgence avant de découvrir la suite de huit épisodes, toujours réalisée par Sorrentino, avec de nouvelles têtes comme John Malkovich ou Mark Ivanir (Homeland).
 

The Young Pope, 10 épisodes de 55 min, Création Originale, à oir sur CANAL+.