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Drôle, authentique, originale : pourquoi vous allez adorer Narvalo

Quelques raisons de regarder la nouvelle Création Décalée Narvalo, déjà disponible sur CANAL+.

Un format original

Vous aimez les Créations Décalées, qui bousculent nos habitudes de spectateurs en racontant des histoires autrement ? Comme Calls, la série hybride de Timothée Hochet, entièrement narrée à travers des enregistrements ? Ou L’Effondrement, qui décrivait de manière ultra réaliste l’effondrement de notre société à travers huit épisodes en plans-séquences suivant différents protagonistes ? Ou encore Hobbies, mettant en lumière le quotidien hors normes de passionnés à travers le regard singulier de jeunes réalisateurs ?

Vous allez adorer Narvalo, qui fait aussi le pari de l’originalité avec huit épisodes indépendants les uns des autres, à l’identité forte, mais suivant toujours le même processus : dans une banlieue sublimée par des plans aériens, un personnage raconte une anecdote (souvent gênante) à ses potes, et à partir de là, le récit, en flash-backs fantasmagoriques, se dessine…

Un casting frais

La distribution de Narvalo, inattendue, comprend des acteurs que l’on connaît, comme Slimane Dazi bien sûr, mais aussi la « Divine » Déborah Lukumuena, Oscar Copp, Sekouba Doucouré (ci-dessus)… Ainsi que des nouveaux talents, pleins de peps, qui racontent l’histoire de leur personnage à leur manière.

Pour composer ce casting, Matthieu Longatte, qui voulait des « gens vrais », s’est fait épauler par 1000 Visages, association fondée par la réalisatrice césarisée Houda Benyamina (Divines), œuvrant à démocratiser le 7e art en favorisant l’insertion des jeunes des quartiers, issus de milieux socioculturels variés, ainsi que par le Labec (Laboratoire d’expression et de création).

Parmi eux, Samir Decazza par exemple, formé par l’association et déjà vu dans Divines, les séries Paris, etc. ou Validé, excellent de mauvaise foi dans son rôle de voyou à la petite semaine roi de l’embrouille dans l’épisode « Et là, paf contrôle ».

Un autre regard sur la jeunesse

Pas de vision misérabiliste de la jeunesse de banlieue, avec clichés éculés : dans Narvalo, loin des représentations habituelles, on montre un Grand Paris contrasté, avec des jeunes issus de milieux sociaux divers, au verbe haut et riche, qui bougent, se charrient et ont plein d’histoires à raconter. Tout en restant proche des problématiques rencontrées par les jeunes, notamment leurs relations avec la police…

Un sens de l’humour décapant

Narvalo fait la part belle à la mythologie urbaine, son sens sémillant de la tchatche, du rythme, de la vanne et du storytelling bien ficelé. Toutes les histoires (enfin, presque) sont drôles à entendre, la plupart du temps inspirées de faits réels, racontées avec des vannes qui fusent dans tous les sens. Plus le protagoniste est en galère, que ce soit au commissariat, chez ses beaux-parents, chez son prince charmant tout juste rencontré, à une fête qui dérape ou à la maternité, et plus on rigole.

Parce que c’est Matthieu Longatte

Si vous aimez la chaîne YouTube de Matthieu Longatte Bonjour Tristesse ou son spectacle État des gueux, vous allez sûrement adorer Narvalo.

On y retrouve son humour saignant et sans tabous, qui n’hésite pas à montrer qu’on peut rire de tout, quitte à être à deux doigts du malaise, toujours sur le fil, comme dans l’épisode « Zbeul » et son twist tordant, ou le dérangeant « Qui veut pécho ? ».

En prenant toujours un peu de hauteur, comme avec ces citations qui concluent et éclairent chaque épisode d’un jour nouveau. De quoi méditer un peu…

Narvalo, Création Décalée, 8 épisodes de 13 minutes, disponible sur CANAL+.